À l’approche de l’hiver et suite à la modification du calendrier vaccinal mise en œuvre en 2013, il est important de vérifier que nous sommes bien protégés contre les risques d’infection. Le point sur les âges clefs à retenir dès les premiers mois de la vie. Parce qu’une petite piqûre vaut toujours mieux qu’une grosse infection, la semaine de la vaccination qui a lieu en Haute-Normandie jusqu'au 14 octobre vient à point pour rappeler que se faire vacciner est un acte de prévention citoyen. "Se protéger individuellement, c’est aussi protéger ses proches et réduire le risque d’épidémie", rappelle Jean-Philippe Leroy, médecin au centre hospitalier universitaire Charles-Nicolle de Rouen.
Tandis que le vaccin contre la grippe sera à nouveau bientôt d’actualité, il paraît essentiel de revenir sur les évolutions dont profite le calendrier vaccinal depuis cette année. Tous les âges de la vie sont concernés et en premier lieu les nourrissons. Dans un souci de simplification, il suffira désormais de retenir une seule et même périodicité à 2 mois, 4 mois et 11 mois pour les cinq doses qui protègent contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite (DTP), la coqueluche, l’haemophilus influenzae de type b (HIB), le pneumocoque et l’hépatite B. Toujours au chapitre des nouveautés, l’administration de la première dose du ROR contre la rougeole, les oreillons et la rubéole est préconisée à 12 mois, avec un rappel entre 16 et 18 mois, « car nous nous sommes rendu compte que l’efficacité du vaccin était moindre s’il était injecté trop tôt". Chez l’enfant et l’adolescent, un rappel de coqueluche est inscrit à 6 ans et entre 11 et 13 ans, en même temps que le DTP. Pour les filles, la vaccination contre les infections à papillomavirus humains (HPV) est désormais recommandée dès 11 ans et jusqu’à 14 ans.
Pour les adultes, tout se joue dès 25 ans. "C’est un âge clef à partir duquel il est vivement conseillé de faire ses rappels de DTP et de coqueluche, en particulier chez les jeunes parents qui ont tout intérêt à préserver leurs enfants dans les premiers mois", précise Corinne Leroy, responsable adjoint du pôle prévention et promotion de la santé à l’Agence régionale de santé de Haute-Normandie. À partir de cet âge désormais charnière, les rappels se font à âge fixe et sont recommandés pour le DTP à 45 ans et 65 ans. Au-delà, les rappels sont préconisés tous les dix ans en raison du vieillissement du système immunitaire. "Il est important de se recaler sur ce nouveau calendrier et de conserver précieusement son carnet de santé. Et il est toujours possible de rattraper le retard sans être obligé de refaire tous les vaccins", rappelle Corinne Leroy.
En cas de doute, n’hésitez pas à faire le point avec votre médecin traitant ou auprès d’un pharmacien. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.