
Un vent d’amnésie souffle sur la droite rouennaise. Alors que la chambre régionale des comptes vient de sortir un rapport qui dénonce l’héritage de la gestion de la ville, un voile pudique semble jeté sur les errements du mandat 2001-2008 mené par Pierre Albertini. Depuis 2008, la gauche a fait le choix d’aller de l’avant, d’investir pour l’avenir de Rouen et de redresser les comptes de la Ville. Après 5 ans de mandat, sous la conduite de Valérie Fourneyron puis d’Yvon Robert, les emprunts toxiques ont tous été renégociés, le montant de la dette est stabilisé, le niveau des investissements n’a jamais été aussi élevé, permettant la réalisation des grands projets tels que l’aménagement des quais, la rénovation des Hauts de Rouen, l’embellissement de la place des Emmurées. Par ailleurs, les dépenses de fonctionnement à caractère général ont été strictement encadrées, diminuant de 7% en 2013, et les effectifs de personnels stabilisés, en redéployant des agents vers des services nouveaux ou développés, tout en reprenant par ailleurs en régie des services auparavant concédés à des sociétés, comme la restauration scolaire et les parkings.
Ce rapport de la Chambre régionale des comptes est toutefois l’occasion de revenir sur 7 ans de décisions préjudiciables pour la ville de 2001 à 2008. Au palmarès des décisions hypothéquant l’avenir, il y eut le contrat de partenariat pour l’éclairage public qui a mis la Ville pieds et mains liées avec un grand groupe pour 20 ans, occasionnant un « loyer » de 7 millions d’euros chaque année ; il y eut également la souscription d’emprunts toxiques à risque majeur jusqu’aux tous derniers jours du mandat en 2008, lesquels étaient susceptibles de générer un coût pour les Rouennais de 52 millions d’euros s’il n’y avait eu renégociation.
La droite, c’est décidément la dette.