ROUEN-Aujourd’hui, la Gendarmerie Nationale propose un champ relativement vaste de carrières professionnelles. De plus, avec 23% de femmes, le métier continue à se féminiser. Rencontre avec deux gendarmes.
JACKY GAUDEAUX, gendarme chargé de l’information et du recrutement pour des carrières en gendarmerie, parle de son parcours : «après avoir intégré les troupes parachutistes, en tant que militaire pendant 5 ans, puis suivi une école de gendarmerie pendant 12 mois de formation en école au Mans, enfin j’ai intégré une brigade en tant que sous-officier sur le terrain. Je suis entré dans l’unité section recherche de Rouen, puis j’ai pratiqué la lutte antiterroriste pendant 5 ans. Cette dernière consiste en la recherche de renseignements, l’identification et la localisation des terroristes.»
Ce qui lui plaît dans sa carrière militaire, en sus de l’action, c’est l’engagement, le service utile à la nation, le service public tourné vers le citoyen. Il voit la gendarmerie comme une force humaine et pense que la répression est finalement une partie infime du travail. Lui s’intéresse plus maintenant à la prévention, à l’éducation. En effet, plutôt en fin de carrière, il a préféré se tourner vers l’information, vers les jeunes afin de partager son expérience du terrain.
Force humaine avant tout, elle compte de plus en plus de femmes dans ses rangs.
Nous avons également interrogé une femme gendarme, l’adjudant chef Bruck Valérie. Après son Bac et une année à l’université de droit, elle tente une immersion dans un commissariat de police mais ce qu’elle recherche, la droiture, les règles, «des choses carrées, claires», c’est dans la gendarmerie qu’elle les trouvera. Elle suivra donc la formation de gendarme à l’école de Montluçon. Puis elle prêtera serment et se retrouvera affecté à la brigade de Dieppe en 1992. Elle était la première femme de la brigade. Elle a dû s’imposer. Elle ajoute «Il faut une forte personnalité !».
Prévention et éducation
Aujourd’hui, elle préfère se consacrer à la prévention à travers cette brigade dans laquelle elle oeuvre : la Brigade de la Prévention de la Délinquance Juvénile. Son travail consiste donc à intervenir notamment dans les classes primaires, les collèges, en utilisant des modules de prévention. «On va utiliser par exemple un jeu de la loi (combiné entre le jeu de l’oie et le trivial pursuit), d’autres jeux pour apprendre la vie en collectivité ». Dans le cadre d’une approche pédagogique active, les élèves sont sollicités en permanence. On abordera notamment la toxicomanie, les dangers des drogues légales et illégales, les dangers d’internet, les conséquences en cas d’infraction.