Nous sommes d’accord là dessus, et nous l’avons dit : l’aménagement de la ligne n°7 est une bonne chose et se doit d’être menée, dès lors que l’on entend désengorger le centre ville, et inciter à prendre les transports en commun plutôt que son véhicule personnel.
L’Agglo s’est donc attachée à rendre le temps de parcours plus régulier, notamment par la création de passages en site propre, ouverts également aux vélos et taxis, à la grande différence des voies Téor, et on ne peut que s’en réjouir.
Même constat pour le remplacement des rames de métro, propres à absorber d’avantage de voyageurs, et au delà, les modifications des stations existantes.
Pour autant, certains points manquent au dispositif, dès lors que l’on entend investir durablement :
– par l’uniformité des voies de la future ligne 7, notamment par la reprise de l’ensemble de l’enrobé du parcours, ne serait-ce que pour la lisibilité du tracé pour les automobilistes, mais aussi la sécurité. Pourtant, dans le choix fait par l’Agglo, certaines portions devront se contenter de rester dans l’état, mettant à mal la fluidité du trafic, le jour où elles devront être reprises.
– par la prolongation du métro jusqu’au CHU
– par des horaires et des rotations en concordance avec les usagers.
– par des lignes passant par le boulevard industriel, et desservant les entreprises qui le bordent
– par la construction d’un parking, pourquoi pas souterrain, sous la place du Boulingrin : à l’heure ou la Créa et la Ville réfléchissent à des parkings de délestage, il aurait été intéressant de construire simultanément un tel équipement, aux abords d’une station de métro majeure. Un équipement certes coûteux, mais qui aurait pu être construit par un tiers, comme l’ont été presque tous les parkings rouennais, revenus aujourd’hui dans le giron de la Ville. Une question qui ne devrait pas être taboue, car enfin, à partir du moment où l’on accepte de baptiser le Palais des sports du nom d’un bonbon chocolaté contre une participation financière, il ne devrait pas y avoir de honte à s’associer à un grand nom du BTP pour construire un équipement qui manque cruellement.
A moins que là encore, le dogme, sélectif au demeurant, ne dure encore et toujours !