Huit millions de personnes vivent en France sous le seuil de la pauvreté. Hébergement, insertion, violences faites aux femmes, suivi des jeunes mineurs, écoute… Avec la cure d’austérité pour le secteur social, tout est menacé !
Parce que la crise détruit les individus et les solidarités, le NPA est solidaire ce 10 janvier, des salarié(e)s du secteur social qui luttent pour leurs conditions de travail, mais aussi pour défendre les usagers et la qualité de leur travail, qui refusent la volonté du gouvernement de les transformer en contrôleurs du social, à l’heure où Sarkozy traque les pauvres, les étrangers, transformés en « fraudeurs », faute de traquer la pauvreté.
Le gouvernement nous dit qu’il n’y a plus d’argent pour le social. Mais hier il a dépensé des milliards pour sauver banquiers et spéculateurs responsables de la crise. Aujourd’hui il consacre chaque année 142 milliards d’euros pour rembourser une dette publique illégitime, d’abord due aux baisses d’impôts pour les plus riches. Demain avec sa TVA anti-sociale, les entreprises paieront 80 milliards d’euros en moins pour la santé et le social, dont le financement reposera toujours plus sur les salariés, les précaires, qui tous paient cet impôt non proportionnel.
Et pas la peine d’espérer un bouclier social du côté du Conseil Général à majorité PS, qui répercute à la baisse les financements (réduction d’un tiers des budgets d’insertion par exemple).
De l’argent pour le secteur social, pas pour les actionnaires. Pour 2011, les entreprises du CAC 40 prévoient de verser 37 milliards d'euros de dividendes à leurs actionnaires, pour un total de 87 milliards de bénéfices. Soit une hausse de 31%.
S’il y a des vœux à faire pour le social en 2012 : Virer Sarkozy au service du Fouquet’s, mais rien à attendre de Hollande. A nous, tous ensemble, par nos luttes, d’imposer un autre partage des richesses, si nous ne voulons pas payer la crise du capitalisme !