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Un bateau, ça coule

Quoi de plus normal qu’un bateau coule lorsqu’il éperonne un récif rocheux ou un iceberg. Depuis l’invention de la caravelle qui permit à Christophe Colomb de découvrir l’île de Cuba, on sait
qu’un bateau à fond plat facilite les manœuvres à l’approche des côtes et permet un accès rapide aux embouchures. La contrepartie de cette fluidité est la tendance naturelle du navire à chavirer.
Le modèle économique du paquebot emportant 4000 passagers a fait la fierté du chantiers naval de Saint Nazaire   mais il  peut faire en quelques minutes le malheur de milliers de
touristes. Aujourd’hui, le commandant a fait une erreur de navigation mais demain en pleine mer, un groupe terroriste enverra par le fond 4000 joueurs de machines à sou sans qu’aucun navire à
proximité n’ait la capacité de les sauver .Il aurait fallu imposer aux armateurs une double coque comme pour les pétrolier et un bateau pilote accompanant  en permanence .A continuellement
optimiser le profit au détriment de la sécurité, il ne faut pas s’étonner qu’une croisière se termine en cauchemar, digne d’un mauvais film américain. Devant ce gigantisme, le droit de la mer se
doit d’évoluer, il n’est pas normal qu’un seul homme puisse décider du sort d’une petite ville et qu’aucune décision collégiale ne soit prise dans le choix des routes de navigation. Ces
mastodontes de la mer, défiant les règles élémentaires de la navigation doivent se voir appliquer des règles spécifiques et contraignantes en terme de Droit de la mer.
Le commandant servira de bouc émissaire alors que la responsabilité incombe en premier à une réglementation internationale désuète et dangereuse.

Igor deperraz

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