« Tout fout le camp »
La gauche reviendra au pouvoir avec l’idée d’établir un grand chamboulement du système éducatif. Elle propose de détricoter ce qu’ont fait ses prédécesseurs pour rebâtir une nouvelle école
qu’elle espère faiseuse de miracles. Les rythmes scolaires, les programmes, les pratiques,deviendront obsolètes au risque d’user et de saborder toute idée de suivre une nouvelle aventure
politique qui attendra sa contre réforme dans 5 ans .Quelle est donc cette boulimie réformatrice qui se fait au mépris des personnes qui enseignent et surtout qui noient d’un trait de
décret les anciennes pratiques dans les oubliettes des bonnes volontés …Le message est clair ,il n’existe plus aucune sécurité tant dans les apprentissages des enfants que dans la formation
des enseignants. Les gagnants de ce grand chamboulement seront les écoles privées ou confessionnelles ou d’exceptions sociales qui n’ont jamais bougé d’un iota depuis des années .Ces écoles que
les enfants des candidats à la présidentielle ont du fréquenté n’ont certainement pas du suivre la pédagogie à enseignement variable et on les comprend. Que peuvent aujourd’hui les professeurs et
les instituteurs devant la précarisation et la misère culturelle. Disposeront-ils des mêmes moyens que TF1 … ? Devront ils se déplacer dans les foyers pour faire les marchands de sable et bloquer
les écrans des consoles de jeu débitant des heures d’images de violence et de sexe .Peut-on aujourd’hui affirmer que les pays du Nord ont le même public et la même éducation .Il est peut être
temps de décréter un grand moratoire sur la frénésie de réformes dans l’enseignement primaire .Dans le même temps ,on n’entends pas la gauche redonner au titulaire d’un simple Bac l’opportunité
de devenir instituteur ou institutrice ,on ne voit rien venir sur la reconnaissance du travail des Directeurs et directrices d’école. L’école de la République ne s’est jamais aussi bien portée
que lorsque les politiques fréquentaient les salons de l’agriculture et se mêlaient de l’autre culture, plus terre à terre.
Igor deperraz