
Nicolas a découvert le cinéma à l’âge de 12 ans. De longues discussions sur le 7e art avec ses profs d’arts plastiques, des «châteaux en Espagne» et une rencontre avec le comédien Olivier Saladin et la réalisatrice dieppoise Nathalie Tocque (lors d’un clip officiel sur l’alcoolisme des potaches) plus tard, il décide de consacrer toute son énergie à pousser les portes de l’industrie cinématographique, à s’imposer s’il le faut. «Je vais prouver à ceux qui ne croient pas en moi et notamment à mes parents que le cinéma est un véritable métier.» Le jeune homme a de quoi séduire : une bonne bouille ronde, un physique bonhomme, un tempérament convivial et généreux qui inspire la confiance…
Labellisé Bellenchombre
En 2007, il présente un projet de court-métrage… retenu ! Il reçoit 12000e du Pôle Image de Haute-normandie et quelque 8000e complémentaires de sponsors.
Il constitue une équipe, il tourne en Seine-maritime et notamment à Varengeville au pays de Braque. Résultat : un film de 14 mn, «Délivre-moi». Une histoire qui lui permet de régler quelques comptes avec son passé. Il le présente à Cannes. Fascinant ! Un producteur Pascal Fleury est séduit. C’est le début d’une amitié qui débouchera sur la création en compagnie de Katy Picard du Festival L’Ouvre-boîte, Festival international du film de Dieppe, un anti-Cannes.
Nicolas fédère autour de lui dans l’association Ciné-Deep qu’il crée en 2007,amis perso, camarades de Dieppe de la MJC dont il est président depuis 18 mois, professionnels du 7e art. Et ça fonctionne ! Une 5e édition est en, préparation.
Pour l’heure Nicolas Bellenchombre se nourrit de toutes les propositions artistiques proposées à Rouen. À 24 ans, il achève avec le scénariste de Mont-Saint-Aignan, Christian Clères, l’écriture d’un film, d’une comédie dramatique qui sera tournée à Rouen, dans le nord de la France et en Belgique en 2013. Le tapis rouge lui semble déroulé en Normandie.
Comment faire pour devenir réalisateur
Formations techniques :
Les professions de l’image, du son et du multimédia sont nombreuses et variées. C’est un secteur en pleine expansion. Il existe 47 métiers différents. Pour s’y former il y a des établissements publics et des écoles privées. Nicolas conseille de passer un bac L option cinéma-audiovisuel à Rouen (Corneille) ou à Dieppe. Ce bac conduit ensuite à une formation pratique BTS montage et post-production ou gestion de production. Le bac S est préférable pour faire un BTS Image, Son ou Exploitation des équipements/ ingénierie des systèmes. Les BTS débouchent sur un diplôme national Bac+2.
Il existe plusieurs formations universitaires liées au cinéma. Se renseigner auprès de la DRAC , d’un CIO ou d’un CIDJ.
Les écoles spécialisées d’enseignement supérieur ( sur concours) sont prestigieuses : FEMIS, INA’SUP, Ecole Louis Lumière, ESRA (Paris, Nice ou Rennes).
Consulter le site letudiant.fr et la Cité des métiers au Pôle régional des savoirs – 115 Bd de l’Europe à Rouen – Tel 02 32 18 82 80