La dette publique, au fait, qu’est-ce c’est ? Qu’est-ce que ça fait ? À qui profite-t-elle ? Êtes-vous sûrs de connaître ses origines, ses contours, son fonctionnement ?
Alors qu’elle monopolise l’actualité, un collectif citoyen d’audit contre la dette s’est créé au niveau national. Il réunit des mouvements militants et politiques, des syndicats, mais aussi un bon nombre de citoyens lambda, curieux de comprendre l’ensemble de ces mécanismes.
Conséquence logique : une déclinaison de ce mouvement au plus près des réalités de terrain. « 60 collectifs ont poussé déjà sur l’ensemble du territoire », précise Christian Pigeon, l’un des coordinateurs de l’entité havraise.
En effet, le Havre, une ville à la forte tradition militante, ne pouvait pas ne pas avoir son propre collectif. C’est désormais chose faite. Et la semaine dernière, le Cac76, c’est son nom, organisait son tout premier meeting, en présence d’Aurélie Trouvé, coprésidente d’ATTAC France qui introduisait les débats sur les conséquences de la dette.
« Nous avons été surpris de la constitution du public qui rassemblait, outre les visages habituels de ce type d’événement, des Havrais ordinaires, des jeunes notamment, soucieux de comprendre. » Les collectifs ont une vertu pédagogique, on l’aura compris, mais ils souhaitent aussi – et le collectif havrais en fait partie – sensibiliser les collectivités locales touchées par les emprunts toxiques qui ont tant fait scandale. « Car nous refusons de payer la dette dont on présente l’addition à ceux qui n’en sont pas responsables ».
Christian Pigeon et son collectif entendent user des outils mis à leur disposition pour questionner la municipalité sur son propre endettement causé en partie par le ou les emprunts contractés auprès de Dexia.
K.Lebrun
cac76h@lists.riseup.net
Prochaine réunion du comité, lundi 20 février, à 18h, salle Franklin au Havre.