La FNATH du Trait

fnathDans la France des acronymes, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Certains nous sont plus familiers que d’autres. CDI, RSA, SIDA, H1N1, ONU, PSE emplissent notre quotidien et nos écrans. La FNATH c’est plus rare. Et pourtant chaque lettre qui le compose a son importance. Surtout que dans sa longue histoire des lettres ont du s’effacer ou être changées en cours de route. Parce que le combat attaché à cette histoire ou les réalités avaient tout simplement évolués. Au tout début, en 1921, il y avait la FNMIT, la fédération nationale des mutilés et invalides du travail. Cette fédération est née quand des hommes et des femmes courageux ont voulu agir contre les conditions de vie misérables des victimes d’accidents du travail. Leur détermination a très vite porté ses premiers fruits, et la solidarité n’a pas faibli, au contraire. Dès 1927, l’association a pris en charge la défense les accidentés, du travail ou civils. Plus tard, alors que la catégorie du “handicap” s’impose dans l’espace public, cette fédération décide d’accepter l’adhésion collective des membres de la FNMIP, fédération nationale des malades infirmes et paralysés. Cela donne naissance à la FNATH, fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés. Puis au fil des ans, la FNATH s’ouvre à des catégories de victimes d’accidents sans lien nécessaire avec une activité salariée. C’est donc tout naturellement qu’elle devient en 2003, la FNATH- Association des accidentés de la vie. Mieux, en 2005 , elle est reconnue d’utilité publique. Voilà ce que j’avais à l’esprit ce matin en pénétrant dans la salle Prévert pour assister à l’assemblée générale de la FNATH du Trait. Danielle Masson, la sémillante et dynamique présidente de la section locale m’attendait à la table d’honneur, entourée de Jean-Marie Aline, le maire du Trait, et de Messieurs Beaudoin et Carpentier qui représentaient la fédération et qui animent aussi la FNATH dans la canton de Lillebonne. Pierrette Canu, la conseillère générale, nous a rejoints. Devant un parterre d’une soixantaine de personnes, nous avons commenté les dernières mesures qui concernent les accidentés de la vie. Avec regret, quand il s’agit des franchises médicales ou encore de la fiscalisation des indemnités journalières. Avec satisfaction quand il s’agit de la mise en oeuvre de la loi de 2005 sur le handicap et notamment la question de l’accessibilité. Avec doute quand il s’agit de la promesse de l’augmentation de l’AAH (Allocation Adulte Handicapé). J’ai constaté avec plaisir la détermination des adhérents à vouloir défendre leur droit et à faire vivre concrétement la valeur de solidarité qui inspire depuis toujours l’association. C’est la même détermination qui avait poussé Baptiste Marcet à fonder la FNATH. En 90 ans, la fédération n’a presque pas pris une ride. Même si les 2500 adhérents de la Haute-Normandie se sentent parfois un peu seuls ou découragés pour mener leur combat et porter leurs revendications. D’où l’importance de les soutenir comme ce matin au Trait.

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