Parténia a son évèque en la personne de Monseigneur Jacques Gaillot.
A Rouen, Ahmed Merghoub ancien directeur du Hangar 23 a lui aussi son évéché des sables, située dans un bureau du centre Pélissier et son bâton de pélerin, une vague mission de coopération décentralisée avec la ville portuaire de Bejaia… en Algérie.
Des faits précis ont été reprochés à l’ancien directeur du Hangar 23, il ne nous appartient pas ici de juger d’une affaire tranchée par le la deuxième chambre de la Cour Administrative d’Appel de Douai qui a rendu son jugement le 3 juillet 2012 : La Ville a perdu en appel, la décision du Tribunal Administratif de Rouen du 15-03-11 est confirmée(à savoir l’annulation du licenciement) Le licenciement d’Ahmed Merghoub est annulé, et la ville de Rouen a été condamnée à lui verser des indemnités au titre de l’article L.761-1 du Code de Justice Administrative.
Pour autant, le harcèlement dont semble faire part la Ville dans le suivi de cette affaire apparaît trouble et dangereux, et cela ne peut continuer plus avant, sauf à laisser planer l’odeur d’un réglement de comptes.
Et pourtant, cette douloureuse affaire aurait pu trouver plusieurs fois son épilogue : A Nantes d’abord, où l’ancien Directeur avait candidaté mais où il s’est vu retoqué par l’appel d’un Maire à son homologue nantais le mettant en garde sur un personnage dépeint alors comme peu recommandable.
Dernier épisode en date, relaté par un courrier du Centre Chorégraphique National de la Rochelle, où Ahmed Merghoub avait été élu membre du Conseil d’Administration présidé par Jean Castarède, après que les procédures engagées par la Ville de Rouen aient été jugées. La suite est à lire dans le courrier adressé au Maire de Rouen par le Directeur du CCN de la Rochelle.
Que la Ville ait des éléments de reproche à l’encontre de son ancien directeur du Hangar 23 ne justifie pas un tel acharnement qui ne peut que s’apparenter aux faits pour lesquels sa mise à pied a été décidée.
Nous en appelons à la raison, et au respect auquel chacun a droit. Nous demandons au Maire de Rouen de mettre tout en oeuvre pour que chacune des parties sorte par le haut de cette situation. Celle-ci ne peut évidemment se faire au travers d’une quelconque mission confiée par une de nos collectivités locales, Créa, Région ou Département où les accointances par le cumul des postes des élus rouennais ne sauraient garantir une parfaite neutralité.
Poursuivre de la sorte, c’est laisser la porte ouverte à des conséquences qui pourraient devenir dramatiques.
Poursuivre de la sorte, c’est surtout oublier que derrière un ancien directeur il y a aussi un homme et une famille.
Et cela est inacceptable !