Candidat ou Président, Président et candidat ? Les salariés et les représentant syndicaux de l’usine Pétroplus ne se sont pas vraiment attardés sur la question, trop impatients de savoir ce que Nicolas Sarkozy avait à leur annoncer pour l’avenir du site.

Une étape nécessaire, pas suffisante
Le contrat signé avec Shell le 23 février au soir garantit dorénavant une activité du site pour 6 mois. « Ce n’est pas une réponse définitive à vos problèmes mais sans ce contrat, rien n’était possible », a déclaré Nicolas Sarkozy face aux salariés. En amont, les 50 millions d’euros nécessaires pour les travaux de remise en état de l’usine sont désormais débloqués. L’Etat et Shell s’engagent respectivement à hauteur de 20 millions d’euros tandis que les 10 millions restants viennent du quota CO². La reprise concrète de l’activité serait donc prévue pour le mois de mai. En outre, le 28 février prochain, une proposition de loi devrait être examinée au Parlement pour empêcher le détournement d’actifs d’une entreprise en difficulté. Concrètement, il s’agit de concevoir une base juridique qui permette le maintien des stocks de la raffinerie Petroplus estimé à 200 millions d’euros.
Tout reste à faire
« Reste la bataille la plus essentielle à remporter, celle du repreneur », a reconnu Nicolas Sarkozy. « Trois ou quatre groupe seraient intéressés et grâce au contrat passé avec Shell, une discussion sérieuse peut dorénavant être engagée. » Sans doute, pour rassurer encore davantage les salariés de Petroplus, Nicolas Sarkozy annonçait que l’Etat soutiendrait davantage les propositions issues des industriels par rapport à celles des financiers.