(fil-fax 07/12/12)
Robert Lacombe vient de boucler sa première direction du festival Automne en Normandie. Il revient sur l’édition 2012 et donne les pistes pour 2013 en soulignant l’attention apportée à la rencontre avec les publics, notamment par l’organisation d’ateliers du spectateur.
Votre premier “Automne“ se termine, quel premier bilan en tirez-vous ?
Robert Lacombe : « Nous avons un taux de remplissage de 77%, c’est un peu plus que l’an dernier, les spectacles de semaine ont très bien marché, ceux du week-end un peu moins, il nous faudra réfléchir sur ce point ; l’allongement tardif des congés scolaires de Toussaint a peut-être également joué un rôle ».
Qu’est ce que la programmation 2012 vous doit ?
R.L. : « Des coups étaient déjà partis tels “Roméo et Juliette“ de D. Bobée ou “H3“ du chorégraphe B. Beltrao ; pour le reste, j’ai bénéficié de l’expertise de l’équipe et de la formation d’un public réceptif, y compris aux propositions difficiles comme “Guns Guns Guns“ du groupe Blitz au Havre »
Nous avons repéré dans l’édition 2012, trois modifications significatives par rapport aux versions précédentes : un festival plus condensé, la suppression de la Grande Veillée et la programmation d’un même spectacle dans un seul lieu. Qu’en sera-t-il demain ?
R.L. : « Une programmation plus condensée, c’est une volonté : nous sommes dans un festival qui doit être dense ; ceci ne nous a pas empêché de proposer 43 spectacles au lieu de 25. La Grande Veillée pourrait renaître dans le cadre d’un partenariat financier avec une collectivité mais mon arrivée tardive et la création de “Terres de Paroles“ n’en ont pas fait une priorité cette année ; enfin la programmation d’un spectacle en un seul lieu répond à des exigences financières ainsi qu’à la volonté d’impliquer pleinement le lieu d’accueil ».
Quel bilan dressez vous de l’action pédagogique menée notamment envers les lycéens ?
R.L. : « Votre question n’est que partiellement exacte, l’action envers les jeunes et les publics spécifiques est une forte volonté des élus, mais elle n’est pas orientée prioritairement vers les lycéens ; 3.600 jeunes ont été touchés dont 1756 collégiens – il faut sensibiliser les jeunes tôt- et 1.780 lycéens grâce à la collaboration du rectorat, des établissements et des enseignants. Nous travaillons également avec des centres sociaux urbains et ruraux et avec l’association des Papillons Blancs avec laquelle nous avons une convention. Nous développons des ateliers en rapport avec le thème du festival, c’est un marqueur identitaire fort du festival ».
Des pistes pour l’an prochain ?
R.L. : « Le thème est retenu : ce sera “Masculin Féminin“. Nous savons déjà que nous aurons le plaisir d’accueillir Jordi Savall et la chorégraphe Sasha Walsh »