Le collège Paul-Éluard vient de se voir décerner le niveau 1 du label "Établissement du développement durable". Une distinction unique en son genre, à l’échelle nationale, mise en place par le rectorat depuis 2005. Seuls 68 établissements ont déjà obtenu cette distinction. Le titre reconnaît tout le travail mis en place par l’établissement depuis des années dans le domaine. "Au point de départ, une réflexion a été menée pour tenter d’avoir un usage raisonné de l’eau et de l’électricité, raconte Sonia Ridel, professeur documentaliste. Cela a commencé avec la mise en place d’ampoules basse consommation, la récupération de piles, de cartouches et des bouchons au profit de l’association 276, des poubelles dédiées au papier dans toutes les salles…" L’originalité de la démarche passe par l’élection d’éco-délégués, sur le modèle des élèves délégués de classe. Majdi Ben Sethoum, en 4e, fait partie de ces élèves motivés et convaincus du bien-fondé de la mobilisation générale. "C’est notre devoir à tous de préserver la Terre, chacun à notre niveau. En tant qu’éco-délégué, je suis là pour veiller à ce que les lumières ne restent pas inutilement allumées dans la classe, pour ouvrir les stores et gagner en luminosité. Je rappelle aussi régulièrement que pour être recyclées les feuilles ne doivent pas être déchirées ou froissées. Que des gestes simples, en fait." Océane Lavie, elle aussi éco-délégué et tout aussi passionnée par sa mission ajoute : "Parfois on a de bons réflexes à la maison, il faut les maintenir au collège… Quand j’ai appris que le collège avait le label, j’étais très fière."
La principale, Michèle Truffert, souligne que la mobilisation des élèves du collège et de la Segpa et des adultes sur le sujet se fait de plus en plus naturellement. Reste qu’il est difficile de mesurer l’impact de toutes ces mesures en termes financiers : "le plus gros poste de dépense c’est le chauffage, au gaz, et il est très compliqué d’en baisser la consommation."
D’ici peu, une prairie fleurie, des nichoirs, des hôtels à insectes devraient faire leur apparition dans les espaces verts de l’établissement.
Pour la suite, Océane a encore d’autres idées. L’éco-déléguée a été séduite par un projet existant en Angleterre. "Ils ont mis en place des poubelles pour collecter les chewing-gums, et ces poubelles sont elles-mêmes fabriquées en… chewing-gum. Quand on sait le fléau qu’ils représentent pour les équipes de nettoyage, ça peut valoir le coup !"