Le journal de Mothé et la condition ouvrière

Mothé nous livre ici son point de vue sur la condition ouvrière :

Les ouvriers ne croient plus guère à l’efficacité des grands jeux de la politique. Leur scepticisme est égal en ce qui concerne la cuisine syndicale dans l’usine. Les militants, les délégués en effet ne croient pas à la démocratie ouvrière. Ils se comportent presque toujours en agents de leur centrale, sinon de la direction de l’usine, leurs objectifs sont vagues, leurs revendications sont, pour reprendre un mot de Mothé, d’un réformisme « lilliputien ». Pourtant, l’élan révolutionnaire couve sous les apparences du scepticisme et de la résignation. Dès que l’on propose aux ouvriers une action concrète, dès qu’on leur ouvre la perspective d’entraîner toute l’usine dans un mouvement revendicatif, dès qu’on s’apprête à frapper un grand coup, ils sont toujours prêts à marcher. Mothé en donne des exemples, comme il relate aussi d’émouvantes manifestations de solidarité prolétarienne en face de la répression patronale.

Chronique de Pierre Aubéry à lire absolument…

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