Les quartiers, une force vive !

Après deux heures de discussions, doutes et interrogations étaient levés.

Après deux heures de discussions, doutes et interrogations étaient levés.


Le Havre – C’est une réunion organisée dans la plus grande convivialité. Autour de la table, Matthias Avignon de l’ADIE (Association pour le Droit à l’Initiative Economique), Redha Boudjema qui, pour le Havre Développement, dirige le SAP (Service d’Amorçage des Projets), Omar Atmani, directeur de l’association de Bléville, « Nouvel Élan » et des porteurs de projet issus des quartiers. Ces derniers le disent d’emblée : « Nous sommes dans un monde où chacun a peur de l’autre. Et parce que nous sommes issus des quartiers, et de couleur, c’est clair, nous, on fait plus peur que les autres ». Ces hommes entendent tout de même créer leur propre emploi. C’est dans ce contexte qu’ils prenaient part à cette réunion d’information sur le microcrédit organisé à Mont-Gaillard qui réunissait pour la toute première fois, les trois associations qui maillent le terrain sur le plan de la création d’entreprise.

La pédagogie par l’exemple

L’idée : profiter de la présence commune de ces trois interlocuteurs privilégiés pour avoir réponse à toutes leurs questions et lever de nombreux doutes.
Dans l’auditoire, Karim, installé depuis mars en auto-entrepreneur en qualité d’électricien et un tout dernier porteur de projet dans le doute quant à son installation dans le domaine du coaching sportif. Tous trois ont en commun de ne pas avoir accès aux crédits bancaires. Un chômage antérieur ou un déficit d’image auprès des organismes bancaires expliquent la situation. « Tous, nous avons été sensibilisés à la création d’entreprise par Omar, de « Nouvel élan » », expliquent les participants. Mais créer son entreprise, ce sont des responsabilités à prendre… Pas si facile finalement de franchir le pas. « D’autant que des galères dans la vie, on en a déjà connu. Alors on avance à reculons, parfois », commente Karim.
« Notre objectif est la pédagogie par l’exemple », argumente alors Redja Boudjema du SAP. Matthias Avignon de l’ADIE, association qui finance ce type de projets, rappelait que 92% des prêts accordés étaient remboursés et qu’à une échéance de 3 ans, 55% des entreprises créées étaient encore debout. Certains créateurs, 25%, ont également retrouvé un emploi salarié au détour de cette expérience. Au Havre, l’an dernier, ce sont 12 projets qui ont été financés.  « Ce qui compte, c’est de se lancer », concluaient les participants. Même le coach sportif !!

Karine Lebrun


Adie : 0800 800 566
SAP : 02 35 54 13 32 – Permanence principale à la maison municipale du Bois au Coq au Havre


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