Peine de mort, prison, persécutions, exile… Une journée ne suffirait pas à énumérer l'ensemble des violences que subissent les lesbiennes les gays les bi les trans et les intersexes à travers le monde. Et n'allons pas croire qu'ici tout va bien. Deux rapports viennent de paraître cette semaine : ILGA-Europe rappelle qu'aucun pays européen ne peut prétendre à la pleine égalité ; SOS Homophobie nous alerte d'un nombre record de témoignages d'agressions et de discriminations reçus pour cette année en France, concluant que « oui, la société française est encore homophobe ».
François Hollande nous promet le droit au mariage et à l'adoption pour les couples de même sexe. Des propositions qui vont dans le bon sens. Espérons qu'il les tiendra, nous n'oublions pas le premier passage du PACS à l'Assemblée qui n'avait pas été voté par les députés socialistes eux-mêmes. Mais c'est encore bien insuffisant pour obtenir l'égalité, pour les intersexes qui sont mutilé-e-s physiquement et chimiquement dès la naissance, pour les trans traité-e-s comme des malades psychiatriques et qui ne peuvent choisir librement leur identité. Ni même pour l'ensemble des lesbiennes et des gays, en particulier celles et ceux qui ne veulent ni se marier ni adopter, qui ne verront pas de changement radical dans leur quotidien.
Le meilleur moyen de rappeler à l'ordre le PS et d'arracher de nouveaux droits, c'est de compter sur nos propres forces. Les Marches des fiertés seront l'occasion de nous retrouver par milliers. Le NPA sera là.
À Rouen nous constatons qu'aucune Marche n'est à l'ordre du jour. Cette échéance s'est maintenue tous les ans dans la ville depuis 12 ans, son absence marquerait un recul dans le combat pour l'égalité. Comme nous l'avons déjà fait à deux reprises, cette année encore nous sommes prêt-e-s à joindre nos forces à toute initiative – émanant d'un collectif ou d'associations qui luttent pour l'égalité des droits – afin qu'elle puisse se tenir.