Voici un mois que François Hollande est Président de la République et 3 semaines que le gouvernement de Jean-Marc Ayrault est au travail. Ensemble, ils ont déjà ouvert les 3 grands chantiers qu’ils veulent mener à bien au cours des 5 prochaines années : restaurer la confiance dans les institutions républicaines, rétablir la place de la France dans le monde et redresser notre pays dans la justice. Les élections législatives doivent permettre de poursuivre ce travail.
Restaurer la confiance dans les institutions républicaines, c’est leur redonner une forme d’exemplarité : un gouvernement pleinement paritaire, la diminution des indemnités des Ministres et du Président, une charte déontologique excluant notamment tout cumul… Dès le premier conseil des ministres, les bases ont été posées. Pour qu’elles tiennent, il faut donner une majorité au Président et au Premier Ministre à l’Assemblée nationale.
Rétablir la place de la France dans le monde, c’est exprimer sans arrogance les positions de la France. François Hollande l’a fait dès sa prise de fonction, en rencontrant Angela Merkel pour promouvoir une autre politique européenne. Il a poursuivi auprès de Barack Obama, qui prône également la relance de la croissance économique. Il a continué à l’OTAN et en Afghanistan, en annonçant sans crise le retrait de nos troupes combattantes dès la fin 2012. Pour aller plus loin, il faut à l’Assemblée nationale une majorité en phase avec le Président de la République.
Redresser notre pays dans la justice, c’est prendre des mesures de justice sociale durables donc financées : le blocage des loyers dans les secteurs critiques ne coûtera rien à l’Etat mais permettra de préserver le pouvoir d’achat de milliers de locataires; l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire profitera à 3 millions de familles et sera financée par une réduction du quotient familial des contribuables les plus aisés; le décret sur la retraite à 60 ans pour les carrières longues concernera dès cette année 100.000 personnes (20% des départs en retraite !) et sera financé par une infime augmentation des cotisations patronales et salariales. Pour amplifier ce mouvement, il faut porter à l’Assemblée nationale une majorité d’action et non de blocage.
Dimanche 10 juin, c’est donc à cette question simple que les électeurs devront répondre : un mois après le départ de Sarkozy, voulons nous le retour de la droite des Copé, Fillon et Juppé ou voulons nous donner au Président François Hollande la possibilité de tenir pleinement ses engagements ? C”est bien sûr la seconde option que je défends, et pour cela il n’y a qu’un moyen : voter dimanche pour les candidats socialistes aux élections législatives. Le changement, c’est maintenant, depuis un mois… et pour 5 ans !