(fil-fax 26/07/12)
Cela fait à peine un mois que la salle permanente de la collection égyptienne a rouvert au musée départemental des Antiquités à Rouen. Déjà, le nombre de visiteurs a doublé ce mois-ci par rapport à juillet 2010, dernier mois de référence sans exposition temporaire. Preuve que le public voue toujours une curiosité particulière aux mystères entourant les pharaons, les chiffres parlent d’eux-mêmes. La collection égyptienne fut ôtée aux yeux rouennais en 2006 et le musée perdit alors 9.000 visiteurs par rapport à 2005. « C’est à cause de ça que nous avons décidé de rénover la salle permanente égyptienne, et aussi parce que la réserve débordait », sourit Caroline Dorion-Peyronnet, le conservateur du patrimoine.
La nouvelle salle, financée par le département de la Seine-Maritime et par l’Etat, fait 70 m² et accueille 200 objets, dont 3 dépôts provenant du musée du Louvre. La plupart ont profité de cette mise à l’ombre de plusieurs années pour être restaurés et étudiés au C2RMF (Centre de Recherche et de Restauration des Musées de France). Comme ces deux momies de femme et d’enfant ou ce sarcophage datant de la 22ème dynastie des pharaons (environ 950 avant J.C.).
Aujourd’hui il est donc possible de les admirer dans une salle divisée en trois grandes thématiques : les rites funéraires, les croyances religieuses et la vie quotidienne. « Il nous était malheureusement impossible de relater l’immense histoire de l’Egypte ancienne de façon chronologique c’est pour cela qu’il nous a fallu faire des choix mais nous avons de bons retours, les gens sont contents », se félicite Madame le conservateur.
Le succès est au rendez-vous « et cela malgré la suppression de l’Egypte au programme des élèves de 6ème », regrette amèrement celle qui est historienne de formation. « Nous devons parfois faire preuve de pédagogie et suppléer à l’éducation nationale car les visiteurs n’ont plus les bases ».