(fil-fax 05/09/12)
Le tribunal de commerce de Rouen s’est donné du temps avant de trancher le sort de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. Il rendra sa décision le 2octobre. Ces quatre semaines devront être mises à profit par les deux candidats à la reprise Alafandi petroleum group (APG) dont le siège est à Hong-Kong et NetOil basé à Dubaï pour compléter leurs dossiers. « Ce délai doit permettre aux candidats d’apporter des preuves tangibles de leurs capacités financières et techniques et d’obtenir les autorisations administratives nécessaires », a déclaré à l’issue de l’audience Philippe Billant directeur de la raffinerie. Il dit toutefois regretter que les candidats dont la crédibilité fait l’objet de nombreuses interrogations ne se soient pas mis déjà en règle alors qu’il avait un mois pour le faire depuis le 24 juillet, date du dépôt de leurs candidatures.
Les représentants d’APG ont assuré que les questions « administratives » seront réglées d’ici le 2 octobre en se disant confiants dans l’issue du processus. Ils se sont en particulier félicités de l’attitude de la compagnie anglo-néerlandaise Shell pour le compte de laquelle la raffienrie travaille depuis la mi-juin en sous-traitance. Elle aurait assuré à l’audience qu’elle ferait tout pour faciliter la transition notamment en ne coupant pas brutalement l’approvisionnement en brut de la raffinerie.
La décision du tribunal a soulagé les représentants du personnel qui ont participé à l’audience. « Tout n’est pas forcément tout bleu et le spectre de la liquidation existe toujours mais nous pouvons espérer en un avenir industriel pour cette raffinerie », a déclaré Yvon Scornet , porte parole de l’intersyndicale, devant des salariés et des élus de gauche (PS, PCF, PG, GU et NPA) venus apporter leur soutien.