(fil-fax 05/09/12)
Le Premier ministre, ses ministres de l’Education nationale et de la Réussite éducative, ont effectué leur rentrée scolaire mardi matin à Aubevoye (Eure) dans les murs du groupe scolaire Charlemagne, “Petit“ et “Grand“, maternelle et élémentaire, qui a bénéficié d’un poste d’enseignant parmi le millier mis en place en urgence.
Jean-Marc Ayrault, Vincent Peillon et George Pau-Langevin, ont donc avancé en terrain plutôt favorable, accueillis par quelques parents d’élèves et des équipes enseignantes tout à l’accueil de leurs enfants. A Aubevoye, l’école Charlemagne est récente, située au milieu de prairies paysagées, mais déjà à l’étroit depuis la construction de zones pavillonnaires à proximité.
L’inévitable visite des classes avec leurs élèves encore impressionnés en cette première matinée d’école, devait servir de « preuve concrète de la détermination à refonder l’école » a déclaré Jean-Marc Ayrault. « Ici, il devait y avoir une classe fermée : ce n’est pas le cas », a indiqué le Premier ministre en évoquant une attente très forte du pays pour la réussite de tous les enfants, avec des moyens budgétaires, des créations de postes, une formation des maîtres ». Et d’insister: « Une jeunesse bien dans sa peau, c’est une France plus forte. L’intérêt de chaque enfant, c’est l’intérêt du pays ».
Interpellé par un journaliste sur l’utilité d’un ministère de la Réussite éducative occupée par Mme George Pau-Langevin, le Premier ministre l’a défendu en lui conférant un rôle qui va au-delà de la seule scolarité. « Réussite éducative et réussite dans la vie, c’est un cursus qui permet à chaque jeune de réussir dans son destin », a poursuivi M. Ayrault en prenant l’exemple des communes de France où « il y a des adjoints au maire chargés de l’éducation, des conseillers municipaux qui s’occupent de réussite éducative sur le terrain ».
En arrivant à Aubevoye, le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon, avait voulu rassurer le maire, Jean-Claude Recher (DVG), sur le rétablissement de la semaine de 4 jours et demi d’école pour les enfants. S’il est approuvé par une majorité de Français, ce rythme scolaire suscite également des interrogations sur sa mise en œuvre, particulièrement sur le temps periscolaire. « C’est la raison pour laquelle il y aura une concertation », a réagi le Premier ministre. « 144 jours d’école par an, c’est très peu par rapport aux autres pays. Mais cette question, nous allons la poser collectivement. Les collectivités territoriales et les parents d’élèves seront sollicités. Il n’y aura pas de décision brutale. Il n’y aura pas non plus d’immobilisme », a martelé M. Ayrault.