L’automne arabe

Automnes arabes

 

Que restera-il bientôt des printemps arabes au rythme où vont nos désillusions ? Tout avait pourtant bien commencé ; les manifestants montraient de l’empathie pour la démocratie et l’on
apercevait par delà la méditerranée notre rêve de grande civilisation.

Avons-nous rêvé cette révolution avec nos propres codes chrétiens et avons-nous donc oublié la grande civilisation de l’Islam. Les terrasses de café de Tunis, où de jeunes diplômés d’Université
française refaisaient le Monde n’étaient pas représentatives d’un peuple soucieux de se débarrasser de dirigeants trop proches et dépendants de nos démocraties.

 La société islamique est  une espérance de vie meilleure portée par des millions de gens, soucieux de
renouer avec leur racine.

 Il est difficile et il faut se faire violence pour accepter un Afghanistan de femmes voilées et livré aux Talibans. Une Tunisie ou la charia même
modérée  servirait de code civil.

Cet impérialisme qui nous conduit à servir les « droits de l’homme » comme un principe universel n’est pas que le fer de lance de notre arrogance. Où sont les droits de l’homme dans les
prisons françaises ? Les mouvements de manifestations anti-américaines portent les germes d’une contestation frontale et durable.  

Alep, ville martyre est insupportable mais Belfast  ou Sarajevo n’ont pas, elles non plus, bénéficié d’un grand engouement européen pour épargner les
populations civiles

Les révolutions arabes ne sont pas des révolutions de palais mais bien de civilisation.

Il appartient aux  arabo-musulmans de s’émanciper par eux même pour trouver la laïcité au bout du  long
chemin d’émancipation religieuse  qui finit toujours par atteindre les grands courants de pensée .

 

Igor deperrazphotos-vacances-2012-216.JPG

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