A Gonfreville-l’Orcher, Total arrête toutes ses unités pour achever son programme de modernisation

(fil-fax 19/09/12)

Total vient de mettre à l’arrêt pour un mois toutes les unités de sa raffinerie de Gonfreville-l’Orcher dans le cadre de son programme de modernisation lancé en 2010. Le pic du chantier se situera durant cette période au cours de laquelle près de 4.000 salariés de Ponticelli, Eiffel, Fouré Lagadec, Endel ou encore ADS interviendront simultanément sur le site. Présenté comme « historique » par la direction cet arrêt n’aura pas d’incidence sur les livraisons de produits finis. « Pour assurer l’approvisionnement du consommateur, un plan de stockage a été réalisé en plus des réserves stratégiques réglementaires demandées sur le pétrole brut, l’essence, le diesel et les autres produits« , précise la direction dans un communiqué. Après la mi-octobre, l’activité reprendra progressivement le temps d’achever le raccordement à la raffinerie des nouvelles unités qui ont été construites. Le site doit fonctionner à nouveau normalement fin 2012.

L’objectif du projet d’un montant de 740 M€ est d’adapter la plus grande raffinerie de France à la baisse durable de la consommation de produits pétroliers et à la modification de la demande. Le marché « sinistré« , selon Gérard Roussel directeur de la raffinerie réclame beaucoup moins d’essence et de fuel lourd mais plus de gazole et de carburéacteur. Globalement, la raffinerie va fabriquer un million de tonnes d’essence en moins, soit 1,5 million de tonnes et 500.000 tonnes de gazole en plus, soit six millions de tonnes. Quant à la capacité annuelle de distillation de brut de la raffinerie, elle va tomber de 16 millions de tonnes à 12 millions. « Il fut un temps où il fallait être gros pour être fort alors qu’aujourd’hui il faut être svelte pour être fort« , assure Gérard Roussel. Pour atteindre ces objectifs, Total va augmenter la capacité de son hydrocraqueur de distillats, construire une unité de désulfuration des gazoles, remodeler une unité de distillation pour la rendre plus économe en énergie et réviser sa logistique interne.

Ces investissements s’ajoutent aux 250 M€ réalisés sur la plate-forme pétrochimique Total voisine qui vient de fusionner avec la raffinerie. « Il nous faut chercher des synergies industrielles pour retrouver la rentabilité« , dit Gérard Roussel qui a pris la direction des deux entités. Selon lui, l’ensemble comptera toujours, après cette modernisation, 1.622 postes de travail mais leur répartition ne sera pas la même.

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