Jean-Marc Ayrault : Tour d’horizon politique …

Jean-Marc Ayrault : «La liberté d’expression doit être garantie mais chacun doit exercer cette liberté avec responsabilité et respect» Interrogé sur la publication des caricatures de Mahomet dans le journal Charlie Hebdo, le Premier ministre a tenu à rappeler que dans notre pays nous devions «garantir la liberté d’expression et la liberté de caricature» mais […]

France : 0 – Burkina Faso : 0

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L’inusable et inénarrable Blaise Compaoré, président récidiviste
du Burkina Faso a été reçu à l’Elysée par son homologue, le compagnon de
Valérie T. Un premier coup de canif dans les promesses électorales qui laisse
augurer d’un mandat françafricain…

Le sixième président de la cinquième république française semble ne pas
échapper à la règle non écrite faisant de son job un VRP des dictatures
françafricaines les plus installées. En effet, François Hollande a reçu hier,
mardi 18 septembre 2012, à l’Elysée le tombeur de Thomas Sankara.

Outre son implication dans le meurtre du capitaine Thomas Isidore, Compaoré
a la particularité d’avoir été réélu pour la nième fois à la tête du Burkina
Faso en 2012 avec le surpuissant score de 80%, mais par seulement… 10% des
électeurs, soit pour ceux qui ont suivi et ont quelques notions d’arithmétique
basique, un score exceptionnel de… 8% de l’électorat burkinabé. Un grand
démocrate, nous dit-on.

Certes, les thuriféraires plus ou moins patenté du président français au
régime argumenteront qu’il est difficile voire impossible de ne pas recevoir un
des acteurs principaux de la politique en Afrique de l’ouest, en particulier
dans le contexte agité que vit le voisin malien. Mais à Malien, Malien et
demi : car le communiqué officiel de la Présidence française ne
précise-t-il pas que cette visite n’est pas une visite de travail ou même de
courtoisie, non, il s’agit tout bonnement d’une « visite d’amitié ».

Donc, nous apprenons que l’ancien candidat socialiste qui pourfendait avant
la présidentielle les dérives françafricaines de ses prédécesseurs, sans
toutefois réclamer un droit d’inventaire sur l’héritage de Mitterrand, un lourd
héritage qui commença justement avec l’assassinat de Sankara et se termina en
apothéose par le génocide des Tutsi du Rwanda, reçoit à son tour ses hôtes avec
un sens du pragmatisme certain reniant ses promesses.

Mais si Hollande rencontrera son nouvel ami, Lolo Fabius, ministre des
Affaires étrangères et des Kinder Surprise ou encore Pascal Canfin, ministre du
développement ne rencontreront, eux, pas l’ami burkinabé du père François, à
cette occasion du moins. Mais ce n’est pas si grave, car ils lui ont rendu
visite fin juillet. Il est vrai que le Burkina est loin et que les mauvaises
fréquentations se remarquent moins dans les anciennes colonies que dans l’ex
métropole. Mais revenons à notre président normal. S’il continue à cultiver son
amitié avec ses homologues africains tels que ceux qu’il reçoit à l’Elysée
comme, au hasard, Bongo fils, la lutte autoproclamée contre la Françafrique du
candidat Hollande fera autant pschitt que celle de l’ancien candidat Sarkozy.
Le candidat Hollande déclarait pendant sa campagne qu’il voulait instaurer une
« relation nouvelle, dépassionnée et durable ». Si la relation
françafricaine n’est pas nouvelle, elle a prouvé qu’elle était durable (un
demi-siècle d’existence !). En tout cas, à propos de la Françafrique,
apparemment, le changement c’est pas maintenant !

Ainsi, la tournée annoncée de Hollande et d’une flopée de ministres plus ou
moins improbables comme la certainement très nécessaire Yamina Benguigui lors
du sommet France Afrique qui doit se dérouler prochainement à Kinshasa risque
d’avoir un grand succès parmi les présidents dictateurs généraux les plus mal
élus du continent et notamment auprès de l’hôte, le très démocratique rejeton
Kabila.

Le mot de la fin à Mariam Sankara, veuve de celui qui redonna à la Haute
Volta sa fierté et lui donna le nom de « pays des hommes intègres », à
propos du nouvel ami de Monsieur Hollande : « Le pouvoir criminel de
Blaise Compaoré a été marqué par les atrocités de toutes sortes. De nombreuses
personnes ont été brûlées vives, d’autres ont été exécutées et enterrées sans
doute dans des fosses communes
».

Rappelons à Monsieur le Président de la République Française que si on ne
choisit pas sa famille, on choisit ses amis.

Retrouvez les Billets Primonde sur le site de Radio HDR.

M.Canu, quel bilan ?

Vous venez de recevoir le magazine de la municipalité « Les Échos d’Yvetot » avec un supplément intitulé « Bilan d’Étape 2008-2012 ». Après une lecture attentive de ce document, j’ai décidé de m’adresser à vous sur ce blog par une « lettre ouverte aux Yvetotais ». Tous les élus responsables communiquent sur leur bilan. […]

VIDÉO : LE BÂTIMENT 17

Septembre 2012 – Ancienne usine Francolor/Yorkshire

Voici un film de Julien Soudet, cinéaste à l’École Louis Lumière (93).
Comme un illustre avant lui – Alain Resnais, qui en 1957 réalisait « Le mystère de l’atelier 15 » filmé sur le site de l’usine Khulmann – il pose son regard sur le passé ouvrier qui fit prospérer la cité d’Oissel. Pour l’anecdote, j’avais croisé lors d’une sortie matinale « d’explo. urbaine« , et non sans-surprise, l’équipe du film en plein repérage, bonnet, gants, gros sabots (!) et appareils photos en main. Une rencontre insolite dans ce lieu que je fréquentais régulièrement à l’époque et où planait un silence de Cathédrale.

Ce documentaire a été projeté le 3 décembre 2011 à l’Espace Aragon, le cinéma Arts & Essais d’Oissel, en présence des anciens salariés du site et des osselien(ne)s.

. . . .
Sources :
http://vimeo.com/40660717
Oissel Hebdo n°357

La fiche du film

Ce film est une enquête sur un endroit énigmatique, le bâtiment 17 de la friche industrielle de Francolor de Oissel, aujourd’hui déserté et silencieux, jonché d’objets abandonnés.
C’est pour ses qualités esthétiques que je m’y rends depuis quatre ans en tant que photographe. Mais je sentais que quelque chose m’échappait : ce qui s’est joué ici et qui résonne encore entre les murs. Le bâtiment a eu une autre vie avant, et d’autres occupants, qui eux ne venaient pas pour prendre des photos.
À travers le témoignage de quatre anciens ouvriers, tiraillés entre un sentiment de répulsion envers ce lieu où ils ont souffert et un profond désir de sauvegarder cette partie de leur histoire, ce film tente de comprendre quelles relations peuvent avoir ces hommes avec ce vestige du passé. Ils ont accepté à cette occasion d’y retourner. « Est-ce que vous trouvez qu’il y a quelque chose de beau ici ? ». C’est cette question que j’ai posé à Claude, Kader, Bernard et Christian.

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