Je suis atterré par le verdict rendu ce midi concernant la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. Liquidation avec poursuite d’activité jusqu’au 5 novembre. Le tribunal de commerce a jugé que les dossiers déposés par les repreneurs n’étaient pas solides. C’est un coup dur pour 500 salariés qui vont se retrouver sans emploi et 1500 autres d’entreprises sous-traitantes de la raffinerie vont se trouver fragiliser. C’est un coup dur pour notre territoire. C’est un coup dur pour l’industrie et le raffinage. Je ne pouvais pas être ce midi devant le Tribunal de commerce de Rouen, retenu à l’assemblée nationale. Mais de nombreux amis, salariés, élus, soutiens divers, y étaient. Ils m’ont raconté le désarroi, les larmes, la colère et le désespoir. Depuis un an, depuis que la filière des huiles a été touchée, une lutte s’est engagée. Elle a été menée par des femmes et des hommes motivés, agissant de manière réfléchie et construite, faisant preuve d’une très grande intelligence et d’une détermination remarquable. Je veux leur dire mon admiration pour la façon dont ils ont conduit ce combat. Je veux leur dire mon soutien et ma volonté qu’à défaut d’un repreneur avant le 5 novembre, les salariés puissent bénéficier d’un accompagnement individuel pour bénéficier d’un reclassement ou d’une formation qualifiante, pour ouvrir les voies vers un nouvel emploi. Pour l’emploi, pour l’avenir, pour notre territoire, l’industrie doit être hissée au rang de priorité.