Après un premier échec, le principe d’une navette conteneurs entre les ports
de Caen-Ouistreham et du Havre refait surface.
Le projet initial porté par Ports
normands associés (PNA) et les élus de la région prévoyait la création d’un
terminal à conteneurs sur le site de Mondeville.
Situés sur la rive opposée
à ce terminal, les habitants d’Hérouville avaient alors manifesté leurs craintes
et à la suite de l’enquête d’utilité publique, le dossier devait être éconduit
en janvier 2012 par le préfet de région.
Aujourd’hui, c’est sous une toute autre
forme qu’avance ce projet de navette fluvio-maritime. » Nous faisons le choix
d’amorcer économiquement ce nouveau trafic à partir du terminal de Blainville déjà existant » explique Antoine de Gouville, directeur des équipements
portuaires du port de Caen-Ouistreham. Certes, le dimensionnement du projet
est moindre puisque la plateforme qui devait porter sur 7 hectares à Mondeville se limitera à moins de 4 hectares à Blainville, mais l’objectif est de viser
un démarrage dans des délais très courts : "la plateforme sera en effet opérationnelle dès le deuxième trimestre
2013 et cherchera à démontrer rapidement la pertinence économique et écologique
du dispositif". Selon les résultats obtenus dans les premiers mois
d’exploitation, les exploitants jugeront de la nécessité de maintenir l’activité
sur ce quai ou de l’opportunité de la développer au-delà.
Capacité de stockage : 10 000 EVP
Les études préparatoires aux travaux du terminal de Blainville, évalués à 1,5
million d’euros, s’achèvent. Elles portent notamment sur l’aménagement de terre-pleins
permettant de repositionner les marchandises aujourd’hui stockées bord-à-quai.
Le terminal dédié aux conteneurs aura une capacité de stockage de 10 000 EVP ; il sera exploité par un groupement constitué par la CCI et Sogemar, filiale
de Sogena.
Les navettes entre Le Havre et Caen seront assurées par des navires
d’une centaine de mètres, capables de transporter 200 EVP à raison de deux à
trois fois par semaine. Ces navettes devraient permettre d’éviter
à 10 000 poids lourds d’effectuer par la route le trajet entre Caen
et Le Havre, soit une économie de 300 tonnes équivalent pétrole.