Une Décision inacceptable pour PETROPLUS : LA LUTTE CONTINUE !

petroplus

Sitôt la nouvelle de la liquidation de la raffinerie Petroplus de Petit Couronne connue, les communistes ont exprimés soutien aux salariés et à la lutte qu’ils mènent depûis près d’un an.

RASSEMBLEMENT
devant la raffinerie PETROPLUS (Petit Couronne)
Jeudi 18 octobre à 12 h 30

Ainsi Jean Louis Jegaden, Président du groupe communiste au Conseil Général a fait la déclaration suivante en séance.

La fédération du PCF de Seine Maritime, par la voix de sa première secrètaire Céline BRULIN, a fait le communiqué suivant :

Situation de Petroplus
Intervention de Jean-Louis Jegaden, Président du Groupe Communiste
Session du 16 octobre 2012

Monsieur le Président,
Chers collègues,

Je souhaite intervenir, au nom du groupe communiste, avant la reprise de nos travaux ordinaires. La situation, extraordinaire, nous y oblige. Le tribunal de commerce vient, il y a quelques minutes, de prononcer la liquidation de l’entreprise Petroplus, basée à Petit Couronne en banlieue rouennaise, et laisse jusqu’au 5 novembre un délai pour trouver un hypothétique repreneur.

Cette décision du tribunal va s’appliquer à 470 salariés qui vont, de fait, subir le chômage. Sans compter les sous-traitants, et les entreprises de stockage comme la CIM, et le port du Havre : en tout, plusieurs milliers d’emplois sont touchés. C’est un coup dur pour notre département, c’est un coup dur pour le raffinage français et pour l’emploi dans notre Région. Il intervient une semaine après le coup de poignard porté à la sidérurgie avec l’arrêt du site de Florange. Ce sont deux secteurs d’avenir stratégiques pour l’indépendance économique de notre pays qui sont mis à mal.

L’entreprise Petroplus, gérée par ses salariés depuis près d’un an, est rentable. Nous demandons à François Hollande et au Gouvernement de prendre toute la mesure de l’urgence et d’agir en conséquence pour permettre la pérennisation de l’activité de raffinage sur le site de Petit-Couronne, en allant s’il le faut jusqu’à la réquisition du site et la nationalisation de l’entreprise.

Nous demandons l’adoption de la loi contre les licenciements boursiers, déposée par les élus communistes dans les deux assemblées. Compte tenu de la majorité de gauche, claire, large, dont nous disposons à l’Assemblée Nationale, et la majorité également au sénat, l’adoption de ce texte ne doit souffrir d’aucun obstacle.

Le Ministre du Redressement productif et le Premier Ministre ont annoncé l’étude, dans les trois mois à venir, d’un dispositif juridique permettant la reprise, par les salariés, de sites industriels abandonnés par les actionnaires. Au vu de l’urgence de la situation, nous demandons à ce que le Département intervienne auprès de l’exécutif national afin que le calendrier législatif soit bouleversé et que dès la semaine prochaine ces lois soient discutées.

Les salariés ont trop entendu que « l’Etat ne peut pas tout ». Il n’est pas possible de laisser les tribunaux de commerce arbitrer la politique industrielle de la France. C’est à la puissance publique d’en décider. Aujourd’hui avec la situation de Petroplus, il est temps de montrer l’action concrète d’un Gouvernement de gauche, au service de l’industrie française.

Communiqué de la Fédération du PCF 76


RAFFINERIE DE PETIT-COURONNE :
LA LUTTE CONTINUE !

Le tribunal de commerce de Rouen vient de prononcer la liquidation de l’entreprise Petroplus, basée à Petit-Couronne, en laissant un délai jusqu’au 5 novembre pour trouver un repreneur.

L’entreprise Petroplus, gérée par ses salariés depuis près d’un an, est viable. Le savoir-faire des salariés, l’esprit de responsabilité de l’intersyndicale dans le fonctionnement de l’entreprise comme dans la lutte, permettent qu’elle fasse aujourd’hui des bénéfices.

Sa pérennité est indispensable à notre territoire comme à la France qui ne raffine pas suffisamment aujourd’hui pour répondre à ses besoins de consommation.

Le gouvernement et le Chef de l’Etat doivent prendre toute la mesure de l’urgence et agir pour permettre la pérennisation de l’activité de raffinage sur le site de Petit-Couronne, en allant s’il le faut jusqu’à la réquisition du site et la nationalisation de l’entreprise.

La souveraineté de notre pays comme l’avenir des 470 salariés en dépendent, sans compter les sous-traitants et les entreprises de stockage comme la CIM, les ports de Rouen et du Havre : en tout, plusieurs milliers d’emplois sont en jeu ! Une semaine après le coup de poignard porté à la sidérurgie avec l’arrêt du site de Florange, il est inadmissible qu’un nouveau coup soit porté à une filière stratégique pour le développement industriel de notre pays !

Nous n’accepterons pas une nouvelle fois d’entendre que « l’Etat ne peut pas tout » ! Il n’est pas possible de laisser les tribunaux de commerce arbitrer la politique industrielle de la France.

Il existe à l’Assemblée Nationale et au Sénat, une majorité de parlementaires pour voter sans attendre les lois nécessaires : droit d’intervention pour les salariés dans la stratégie des entreprises, pôle public de l’énergie incluant le raffinage, visas sociaux environnementaux aux frontières.

Le PCF et l’ensemble de ses élus
appellent à se rassembler avec les salariés
devant la raffinerie PETROPLUS de PETIT COURONNE
JEUDI 18 OCTOBRE à 12 H 30.

                      Céline BRULIN

Secrétaire Départementale

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