Le club de majorettes des Crazy girls accueille les 21 et 28 octobre un championnat de France individuel de la discipline. Pour l’organisation de leur première compétition, les Crazy girls ont visé haut, très haut. Les voilà en charge d’accueillir les deux cents compétitrices en lice pour les championnats de France en individuel de l’Amicale des fanfares et majorettes de France (AFMF). Pas mal pour un club qui a vu le jour en 2008. "Pour nous c’est un honneur, mais ça colle quand même un peu la pression, avoue Pascaline Guizier, la capitaine des majorettes stéphanaises qui travaille sur le sujet depuis le mois de mars. Heureusement la Ville nous donne un gros coup de main, notamment pour le matériel." Pour garantir le bon déroulement des épreuves, une trentaine de bénévoles sera mobilisée, sans compter quelques personnes "en réserve, au cas où".
Non content d’être aux manettes de la manifestation sportive, le club se fixe en plus pour objectif de faire faire aussi bien sur le plan sportif que l’an dernier. Les Crazy girls avaient décroché une moisson de médailles et ainsi remporté le titre de meilleur club de France.
Mettre sur pied une telle épreuve s’apparente à une course de fond. Les deux jours J, le réveil sonnera très tôt chez les organisateurs, mais aussi chez nombre de concurrentes. Les portes du gymnase de l’Insa ouvriront dès 5 h 45. Le lever des couleurs aura lieu dans la foulée et il ne sera sans doute pas encore 7 heures, lorsque la première fille se présentera face aux jurés pour exécuter sa chorégraphie.
Et à en croire Pascaline Guizier, les 250 places assises du gymnase seront elles aussi prises d’assaut aux aurores. La compétition rassemble les fans de la discipline et surtout les proches des sportives, venues la plupart du temps de loin. La majorité d’entre elles feront le chemin depuis l’Eure-et-Loir et les Yvelines, mais les plus éloignées devraient traverser la France en provenance de la région de Marseille ! Tout au long des deux journées, les filles présenteront leur travail, chorégraphies de 3’30 maximum sur des musiques les plus diverses allant du reggaetone au disco, du classique au hip-hop.
Autre preuve de l’engagement du club, deux licenciées viennent de passer leur monitorat régional. Un titre qui permet de participer au jury lors des passages de bâton, sortes de grades chez les majorettes. Si elles sont reçues, la remise officielle du diplôme se fera donc également à domicile, le jour de la compétition. "Une fierté supplémentaire", assure Pascaline Guizier.
• Championnat de France de majorettes
Dimanches 21 et 28 octobre, de 6 heures à 19 h 30, gymnase de l’Insa, avenue Galilée.
Entrée : 5 € et 2,50 € pour les moins de 12 ans. Restauration sur place.