Le bras de fer commence entre Google et la presse française. Le géant du web a sorti l’artillerie lourde, jeudi 18 octobre, en menaçant de supprimer l’ensemble des sites d’information de son moteur de recherche, pour s’opposer à la proposition de créer une taxe sur ses revenus.
Une réaction « disproportionnée » selon Nathalie Collin, co-présidente du « Nouvel Observateur » et présidente de l’association de la presse d’intérêt politique et générale (IPG, qui rassemble aussi bien les quotidiens nationaux et régionaux, les hebdos et les magazines), la presse dénonce l’attitude de Google qui « s’érige en censeur ». « Cette tentative d’étouffer tout débat par la menace est clairement un déni de démocratie », juge Nathalie Collin.