Plus
de 3 000 personnes sont là, à Paris, en ce matin
du 21 octobre. Venus de toute la France, originaires de partis différents
depuis le Nouveau-Centre, jusqu’à l’UMP en passant par le Parti Radical
et le Modem, tous les participants veulent mettre
fin à des"années de flottement
du centre". Actuellement dans la grande salle de la Mutualité,
le congrès débute.
Un peu plus tôt, ce matin, dans une autre salle, nous
étions quelques centaines à voter pour la création
de l’UDI, pour les statuts de l’UDI et pour l’élection de son président
Jean-Louis BORLOO autour duquel se fonde ce nouveau parti du Centre Droit.
Avec Hubert Dejean de la Batie, maire-adjoint de
Sainte-Adresse, je suis membre fondateur de l’Union
des Démocrates Indépendants.
Jean-Louis BORLOO, Rama YADE, Yves JEGO, Nicole FONTAINE (ancienne présidente
du Parlement européen), Hervé MORIN, Jean-Christophe LAGARDE,
Jean ARTHUIS, Jean-Louis FROMENTIN (député-maire de Neuilly),
Jean-Marie CAVADA, etc. sont là pour la naissance de l’UDI.
Michel BARNIER, commissaire européen, fera une intervention trés applaudie. La fondation de l’UDI est parrainée par Valérie GISCARD d’ESTAING et Simone VEIL : l’un par un message vidéo et l’autre en faisant un discours à la Tribune de la Mutualité.
Hervé
Morin : "Bravo, Jean-Louis d’avoir su mettre ensemble
la grande famille centriste." "J’espère que nous irons
vers une fusion dans un parti unitaire.". "Le Nouveau
Centre n’ira pas à reculons dans l’UDI". "En tant que
président du Nouveau-Centre je dis : engagez-vous à fond dans
la construction de l’UDI". Tonerres d’applaudissements. L’UDI n’est
"pas seulement un empilement de briques mais la constrution d’un parti
unique."
"Les électeurs modérés et libéraux étaient
découragés par les divisions du centre. " "Les centristes
ont été les pigeons de l’UMP car
nous n’étions pas audibles :
- Qui appelait à plus de rigueur budgétaire ?
- Qui voulait la règle d’or ?
- Qui appelait à l’Europe Fédérale ?
- Qui demandait la fin des 35 heures quand Francois Fillon ne voulait pas remettre en cause cet acquis ?
- Qui demandait un financement de la protection sociale par la TVA quand Nicolas
Sarkozy n’en voulait pas ? " - C’est le Centre !
Louis GISCARD D’ESTAING reprend
la formule de Raymond BARRE : "les Français ne peuvent pas travailler
moins, dépenser plus et emprunter la différence…"
Olivier HENNO : "L’UDI
c’est le Centre réuni et décompléxé"
Nathalie… maire-adjointe de Bordeaux :
"nous sommes le parti qui défend les entreprises". "Ne
pas avoir peur de le dire car c’est vital pour l’emploi."
Valérie….ancienne militante du MoDem,
maire-adjointe : "les TPE sont les pépites de la
France".
Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur
MoDem du Nord parle de son expérience du MoDem : "On
ne peut s’allier à Gauche que si on est de Gauche ! Je suis pour le Centre
indépendant capable de nouer des alliances"
René RICOL, ancien commissaire général à l’investissement (en charge précedemment du grand emprunt) :
" La question économique est la suivante : qui va gagner de la spéculation
financière ou de la vraie économie ? Une situation qui favorise
l’argent pour l’argent ou allons-nous favoriser la véritable économie.
Il faut jouer la carte de l’entreprise et de l’entrepreneur.
la seule vraie façon de réduire le chômage.
Il faut de l’objectivité,
Ne pas adopter une position politique bâtie
sur l’émotion comme c’est trop souvent le cas en France."
Jean ARTHUIS : nous sommes
le seul parti en France où tous les membres sont favorables à
la construction européenne. L’Europe est notre ADN à tous.
L’Eeurope nous a offert la paix des armes mais pas la paix économique
car nous avons créé une monnaie commune sans politique économique
commune. Prononçons-nous clairement en faveur du
fédéralisme européen à partir des
pays de la zone Euro. Il y a urgence de donner une gouvernance économique
indispensable à la zone euro".
Michel
BARNIER : commissaire européen – standing ovation
quand Michel BARNIER monte à la tribune :
"Quand les technocrates prennent le pouvoir, c’est parce que les politiques
leur ont donné." On ne construit pas un ensemble de nations représentant
500 millions d’individus, juste pour vivre ensemble mais sur
un besoin et une réalité économique."
A la Commission européenne, nous oeuvrons pour qu’aucun acteur économique
et financier, n’échappe à une régulation
économique, nous allons remettre de la transparence,
de la morale, de l’éthique. Nous allons remettre les marchés financiers
sur leurs rails : le financement de l’économie
réelle.
Depuis Raymond BARRE, nous n’avons pas eu le courage, en France, de présenter
un seul budget en équilibre. Le traité
européen n’est pas un traité d’austérité mais de
responsabilité.
Nous ne réglerons pas le problème de l’impopularité de
l’Europe parmi les Français, en rasant les murs, en courant après
les Mélenchon, les Le Pen : ceux qui sacrifient l’avenir au présent
ou à une nostalgie". Nous le réglerons par le débat
public, la démocratie comme je l’ai dit au Président de la République.
Il faut avoir le courage d’ouvrir le débat
sur l’Europe en France.
Citant Angela MERKEL, la semaine
dernière, à Budapest : "les Européens,
c’est 8% de la population mondiale, 25% de la richesse mondiale et 50% des dépenses
sociales. Est-ce imaginable de continuer ainsi sans faire preuve de courage
et d’effort ?"
Michel Barnier ajoute :" Tous les 10 ans, un pays sort des 10 pays les
plus développés du monde. Actuellement, 5 pays européens
font partis de ce top 10. En l’absence de construction européenne, dans
50 ans aucun pays européen ne fera parti de ce classement. Pas question
que notre pays soit un sous-traitant de la Chine. Aujourd’hui de GAULE ou CHURCHIL
ne feraient plus de discours sur l’indépendance nationale mais sur l’Europe.
Michel BARNIER conclue en nous souhaitant : "Bonne route à vous
tous et à l’UDI. Votre combat est celui d’une action humaniste et d’une
action européenne, je suis certain que nous nous retrouverons pour le
mener ensemble."
Jean-Louis Fromentin et Alain DOLIUM, chargés de définir le projet de l’UDI :
La construction du projet répondra à
trois principes :
- ce projet regardera l’avenir
et ne regrettera pas le passé : "c’est l’avenir que
nos enfants attendent". - ce projet sera enraciné
dans notre histoire et dans nos territoires : "regardons
l’avenir mais inspirons-nous ce que l’on a". - il sera engagé sur
des convictions et des valeurs que nous partageons : la construction européenne,
l’humanisme, l’équilibre des comptes de la nation, l’aménagement
du territoire….
Ce projet sera partagé avec l’ensemble des militants grâce à la mise en place d’une plateforme numérique accessible à tous par ordinateur, tablettes, smartphone…
Trois rendez-vous ou conventions sont d’ores et déjà programmés
autour de 3 thèmes : Compétitivité
– Solidarité – L’Europe,
les Territoires et la Mondialisation.
Un grand congrès en juin scellera publiquement le projet de l’UDI.
Le discours de J-L BORLOO débutera à 14h : suivez-le en direct
sur le site de l’UDI en cliquant ici