Quelques clubs stéphanais bénéficient en ce début de saison de l’impact des Jeux olympiques. En témoignent les hausses d’effectifs à la natation, au judo, au basket-ball ou encore au handball. Tandis que les athlètes français faisaient vibrer des millions de téléspectateurs à la vue de leurs exploits pendant les Jeux olympiques de Londres, ils faisaient aussi naître des vocations. Depuis août dernier, de nombreuses chambres affichent des photos de Teddy Riner et Automne Pavia pour le judo, Jérôme Fernandez pour le handball, Céline Dumerc pour le basket et Camille Muffat ou encore Yannick Agnel pour la natation.
Pour la plupart des clubs concernés, la journée des associations a permis de mesurer la tendance. "Le soir même, nos groupes étaient presque tous au complet", raconte Véronique Lixivel, présidente du Club nautique stéphanais. "Les anciens licenciés étaient prévenus, il ne fallait pas perdre de temps." Du côté des tatamis, Enzo Legrand, entraîneur du Judo club stéphanais, rappelle que les Jeux olympiques sont quasiment le seul grand moment de médiatisation de cet art martial et que les bons résultats de l’équipe nationale ont marqué les esprits.
Sur le parquet du CMO basket Oissel, la raquette est pleine. Avec 14 équipes au total parmi lesquelles trois nouvelles formations, le nombre de licenciés frise les 190. Rançon inattendue d’un tel succès, il a fallu rapidement réagir en renforçant notablement l’encadrement. "Nous avons lancé deux recrutements en Contrat d’accompagnement dans l’emploi (CAE) et une demande d’agrément d’emplois civiques pour 4 postes", explique Sylvie Jaspart, trésorière du club et entraîneur de l’équipe loisirs.
Même état d’esprit pour la section handball du Stade sottevillais cheminots club qui s’entraîne au gymnase Louise-Michel. Bien loin du bruit et de la fureur suscités par le scandale des paris truqués au sein de l’équipe de Montpellier. "Les inscriptions ont été quasiment multipliées par deux pour les 10-11 ans et les 13-14 ans", précise Michel Devaux, le président. À tel point que des questions de créneaux et de disponibilité de salles se sont posées dès les premiers entraînements. L’enjeu est alors de préserver à la fois la qualité d’accueil et d’encadrement sans refuser personne.
Attention néanmoins à ces engouements parfois compulsifs qui perdent en intensité dès qu’ils se heurtent à la réalité de l’entraînement. Le cap de la Toussaint est souvent décisif pour les moins motivés. Pour contrer ce phénomène, Enzo Legrand a décidé de mettre en place un contrat d’assiduité et de comportement sur le tapis pour 11/15 ans, "avec au bout du compte, pour les plus méritants, une journée d’activités de plein air offerte par le club".