Alexia Kefalas Mis à jour | publié 
Le site Internet Greekpayback publie la photographie d’un jeune chômeur brandissant une pancarte en anglais: «Aidez-moi, mon professeur à Harvard était Georges Papandréou, je n’ai pas d’avenir.»
Athènes
«Comment détruire votre pays en dix leçons, les Américains ont tout compris.» Voilà ce que l’on peut lire sur la Toile dans la langue d’Homère. Les internautes grecs s’enflamment en apprenant la nouvelle occupation de Georges Papandréou: enseignant à Harvard. L’ancien premier ministre grec, toujours député socialiste au Pasok, a commencé une série de séminaires sur la crise politico-économique à la prestigieuse université américaine.
Si les étudiants semblent se ruer vers les cours de Georges Papandréou, le ton à Athènes est bien moins euphorique. La classe politique tout comme l’opinion publique s’étonnent de son salaire, 46.000 euros par mois. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sont acerbes: «Est-ce que Harvard est encore une faculté réputée, ou est-ce devenu un simple BTS pour politiciens qui ont échoué?», «Il est plus difficile d’être étudiant que professeur à Harvard», ou encore: «Enseigne-t-il comment mourir de rigueur ou comment soigner sa moustache?» D’autres, comme le site Internet Greekpayback, publient la photographie d’un jeune chômeur brandissant une pancarte en anglais: «Aidez-moi, mon professeur à Harvard était Georges Papandréou, je n’ai pas d’avenir.»