(fil-fax 24/10/12)
Le Département de l’Eure vient de recevoir la note AA par l’agence de notation financière Standard & Poor’s, démarche de contrôle qu’il a demandée pour avoir accès aux marchés financiers. Ce double A est considéré comme une « très bonne note », deux ans après une note Aa2 qui équivaut à 18/20, alors attribuée par l’agence Moody’s. L’agence S&P a été retenue après appel d’offres pour une prestation d’un montant de 20.000 €.
La note AA avec perspective stable a été attribuée pour le long terme, ce qui place l’Eure parmi les trois Départements les mieux notés de France. S’agissant du court terme, le Département a obtenu la note maximale (20/20) qui indique une excellente capacité de la collectivité à honorer ses engagements de trésorerie à court terme. « Au-delà de la reconnaissance de la qualité de notre gestion, cette note nous permet de prétendre à des financements à court terme et à long terme sans passer par l’intermédiaire des banques », commente Jean Louis Destans, président du conseil général. Notre objectif est aussi de sécuriser notre accès aux ressources de financement au moment où les collectivités territoriales ont de plus en plus de mal à financer leurs investissements. » Sur un emprunt de 20 M€, la marge appliquée actuellement par les banques est d’environ 3% alors que sur les marchés financiers la note AA permet d’avoir une marge de seulement 1,5%, soit une économie de frais financiers sur 20 ans de plus de 3 M€.
Les « principales forces » relevées par l’agence de notation sont pour partie, des évidences comme de souligner « le cadre institutionnel “prévisible et équilibré“ des Départements français ». D’autres sont spécifiques au Département de l’Eure comme une « gouvernance et une gestion financière positives, de très solides performances budgétaires, un endettement modéré, une situation de trésorerie positive, des indicateurs socio-économiques favorables dans un contexte international ». Les « principales contraintes » pointées par l’agence de notation ne sont pas plus originales par rapport au fonctionnement habituel d’une collectivité locale : « une flexibilité budgétaire restreinte » et « un volume important d’engagements hors-bilan, mais des risques associés limités ».
A la présidence du conseil général, on indique que la capacité de désendettement du Département, principal indicateur solvabilité, est passée en 2011 au-dessous de 3 ans, en amélioration de 2,5 mois par rapport à 2010.
Etienne Banzet