Il y a juste 125 ans (11 novembre 1887) que mourraient sur l’échafaud ceux que l’histoire ouvrière a sacrés du nom de « martyrs de Chicago ».
Rappelons brièvement les faits.
Dans les derniers mois de l’année 1885, les deux organisations syndicales d’Amérique, les Chevaliers du Travail et la Fédération des Trade-Unions décidaient à leurs Congrès respectifs d’intensifier l’agitation en faveur de la journée de8 heures, et de tenter au printemps suivant, au mois de mai, une action décisive pour la conquérir.
Dès le mois d’avril, certaines corporations, tels les mineurs de Virginie, entament la lutte et obtiennent des résultats. Le 1er mai, le mouvement gagne Chicago. Entrent en grève notamment les ouvriers de la grande fabrique de machines agricoles Mac Cormick. Celle-ci embauche des jaunes. Le 3 mai, les ouvriers de Mac Cormick sont réunis devant la porte de leur usine pour, selon la coutume de toutes les grèves huer les jaunes. Mais la police arrive et tire dans le tas, à coups de fusil ensuite. Le massacre est épouvantable. (A lire la suite en PJ, bonne lecture).