Interrogé sur l’éventuelle nationalisation de Florange, François Bayrou s’est voulu prudent, estimant que la nationalisation «obéit à des règles légales». Il a rappelé que cela nécessiterait d’ailleurs une «indemnisation juste et préalable» de Mittal, comme le prévoit la Constitution. Or, selon le président du MoDem, il est surtout nécessaire de se poser la question de la pérennité du marché de l’acier en France. «On a un problème de surcapacité. Est-ce qu’on va produire à Florange des aciers qui vont trouver des clients?», s’est interrogé le centriste, estimant que la nationalisation était un moyen et non un but. L’occasion de poser la question: «Nationaliser, cela voudrait dire l’ensemble du site, ce qui n’est pas jugé rentable par Mittal et la partie rentable. Comment va-t-on estimer cet ensemble? Il y a des risques sur les finances publiques, qui demandent à être pris de façon sérieuse. La nationalisation, ce n’est pas un but mais un moyen. La question, c’est: industriellement, qu’est-ce qu’on peut faire?»