Lille, Lyon et Marseille bénéficieront d’un statut d’“eurométropole”, selon les dispositions de l’avant-projet de loi de décentralisation. Si elles seront dotées de compétences élargies, leur champ d’intervention reste encore à écrire. Le Premier ministre devrait rendre ses arbitrages lundi 10 décembre.
L’avant-projet de loi sur la décentralisation prévoit de créer trois “eurométropoles” à Lille, Lyon, et Marseille (photo). Ces trois grands centres urbains, qui disposeront du statut d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), auront pour mission d’élaborer et de conduire un projet d’aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social de leur territoire afin d’en améliorer la compétitivité et la cohésion à l’échelle nationale et européenne. Un champ d’action très large.
Par convention avec l’État, ces nouvelles métropoles pourront par ailleurs prendre la main sur d’autres compétences ayant trait principalement à la gestion des grandes infrastructures. Le département ou la région pourront aussi leur confier la gestion de certains dossiers, toujours par convention et pour une durée limitée. Le Grand Lyon pourrait ainsi récupérer l’aide sociale, les collèges, la petite enfance, selon les orientations qu’avaient évoquées, le 4 décembre, le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, et le président centriste du conseil général, Michel Mercier.