Hier, c’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Louis Bourdon mercredi dernier. J’ai été très ému de savoir que cette figure emblématique de Duclair venait de fermer les yeux à l’âge de 98 ans. Depuis mon élection en 2007, je ne compte plus les fois où je le croisais aux manifestations de la commune qu’il a administrée durant 18 années, après avoir été adjoint pendant 12 ans.
Je pense à la Sainte-cécile ou encore à l’Assemblée générale de l’association du chateau du Taillis comme le montre cette photo en avril dernier. En écrivant ces quelques mots sur ce grand homme que tout le monde connaissait à Duclair, je repense en particulier au printemps dernier à la réunion de l’association du jumelage avec Ronnenberg en Allemagne, dont il fut l’artisan. Je me souviens qu’il nous avait raconté sa tristesse d’apprendre le décès de M. Thiel, un citoyen de Ronnenberg, pionnier du jumelage entre les deux villes. Il avait décidé de faire le voyage jusqu’en Allemagne, pour rendre hommage à son ami. J’en avais fait état dans mon blog et je ressens, comme si c’était hier, cette émotion lors de son récit de ce lien fort entre Duclair et sa jumelle allemande auquel il tenait tant.
Maire honoraire de Duclair, il a fortement marqué la commune qui, sous son action, avait beaucoup évolué. Il aimait à évoquer ses souvenirs, je l’écoutais toujours d’une oreille attentive surtout quand il évoquait le Duclair d’après-guerre et sa reconsctruction. Duclair lui doit la résidence pour personnes âgées “Les capucines”, ou encore la Maison des jeunes et de nombreux équipements sportifs.
Louis Bourdon, c’est un parcours exemplaire au service des autres et de la collectivité durant 30 ans. Mercredi prochain, je ne serai pas sur les bancs de l’Assemblée, je serai parmi les duclairois pour lui dire un dernier au revoir.