L’image d’Epinal réduit souvent le village à sa mairie, son clocher et son école. Montigny n’échappe pas à la règle. Samedi dernier, il y avait beaucoup de monde pour l’inauguration de la nouvelle école de la commune. L’événement était important parce que rare et riche de symboles. Ce n’est pas tous les jours qu’on inaugure une école. Elle témoigne d’un engagement fort des élus locaux et, en particulier, de leur maire, Christian Poissant, pour offrir des conditions d’apprentissage et d’enseignements les meilleurs aux enfants du village. Les parents, les élèves, les enseignants ne cachaient pas leur joie et leur grande satisfaction de l’ouverture de ce nouvel équipement, bien pensé, tourné vers l’avenir avec les principes de BBC, bien équipé et déjà adapté pour les utilisateurs principaux. Jean-Yves Merle, Catherine Morin-Desailly et beaucoup de maires voisins avaient fait le déplacement, marquant ainsi leur intérêt pour cette école. Le choix des élus de la nommer, tout simplement et presque naturellement, « l’école du village » traduit leur volonté d’inscrire cette école à la fois dans l’avenir et dans le passé. Je me souviens d’avoir assisté en 2005 au centenaire de l’ancienne école. Je me souviens de l’engouement des habitants de Montigny qui s’amusaient à se retrouver sur les photos de classe, exposées pour l’occasion et un peu jaunies. Je me souviens de familles heureuses de constater leur nom figurant sur plusieurs albums et témoignant que des générations entières y ont abîmé leur fond de culotte. On ne peut pas effacer un lieu aussi chargé dans la mémoire collective. Surtout quand ce lieu est un véritable lien. C’est chose faite. Pour tous il n’y aura que l’école du village. L’ancienne et la nouvelle inscritent dans l’histoire du village.