Bienvenue dans la salle de régulation du tramway !

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Des caméras ont été installées aux stations et dans des lieux stratégiques.


« Une voiture bloquée devant une rame, et c’est la totalité du trafic qui risque d’être perturbée », insiste Nordine Rouaighia, 31 ans. Entré en août 2007 à la Compagnie des transports de la porte Oceane (CTPO), Nordine est désormais « régulateur » sur le site de maintenance d’Octeville.

Devant lui, un écran « localise tous les tramways, en temps réel ». « On voit qui est le conducteur, le sens de circulation, le retard ou l’avance des véhicules…», montre-t-il. Des caméras ont été installées aux stations et dans des lieux stratégiques, « et les tramways sont géolocalisés ».

17 rames simultanément

La salle de régulation du Havre sera la première à être équipée d’un matériel de dernière génération. Au Poste de commandement centralisé (PCC), « l’objectif est de faire en sorte que le réseau tourne au maximum ; que les 17 rames circulent simultanément », souligne Nordine.
Sur les 11 régulateurs, « et quatre remplaçants », certains étaient déjà des régulateurs de bus, « mais le métier est différent », relève Nordine. « Avec le bus, c’est plus souple, car le conducteur peut prendre l’initiative de changer d’itinéraire en cas de nécessité ! Il faut aussi être formé, pour pouvoir couper l’électricité, au cas où », met-il en avant.

Formation-immersion à Rouen

Le régulateur est le seul à décider de la conduite à tenir, et ces décisions sont guidées par des procédures très strictes. Il dispose aussi d’un véhicule, sur le terrain, si besoin.
Nordine a ainsi été s’imprégner du réseau de Valenciennes (Nord-Pas-de-Calais), notamment, pour se familiariser avec ses futurs équipements et mettre la main à la pâte.
Les régulateurs de LiA sont aussi partis en « formation-immersion » à Rouen auprès de leurs confrères de la TCAR, qui bénéficient d’un tramway depuis 20 ans pour acquérir de nouvelles pratiques et savoir-faire.

« Une expérience très enrichissante, surtout depuis l’accident du pont Mathilde, qui perturbe fortement la circulation rouennaise depuis un mois, et impose une très grande rigueur », raconte Nordine.

Le centre de maintenance d’Octeville

Sur le site du centre de maintenance d’Octeville, les opérateurs du Poste de commandement centralisé (PCC) étaient les premiers installés. Explications.
Le Centre de maintenance d’Octeville-sur-Mer est un vaste site où sont remisés les bus et tramways, notamment. Les équipes de maintenance qui y travaillent ont aussi reçu des formations spécifiques « à Grenoble, Valenciennes, Reichshoffen ou encore à Sandouville pour des formations auprès d’industriels, de fabricants ou d’organismes spécialisés ».
Lavage quotidien. Des voies permettent de faire circuler les rames jusqu’à l’intérieur du bâtiment, chacune étant réservée à une opération de maintenance spécifique. Outre un lavage quotidien effectué au remisage, chaque rame passera sur cette voie une fois par mois pour une opération de grand nettoyage, intérieur et extérieur. Une voie équipée d’une cabine dédiée permettra de réaliser les opérations de carrosserie et de peinture.
Déménagement. Un magasin de 250 m2 permettra aussi de ranger l’ensemble des pièces nécessaires à la maintenance de l’ensemble du système. Le Centre de maintenance accueille aussi le parking-relais et celui du personnel, et le bâtiment de direction.
Les occupants du 115 rue Jules Le Cesne, au Havre, ainsi que certains opérateurs de la Station (SAEIV) et des ateliers actuels sont appelés également à y prendre leurs quartiers définitifs. D’autres services doivent y déménager ces prochaines semaines.

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