Lundi 10 décembre s’est tenu au Conseil Régional la séance budgétaire annuelle, avec l’ensemble du groupe Pour une Nouvelle Normandie, les élus centristes ont voté contre le budget que proposait le président du Conseil Régional.
Ce vote contre peut s’expliquer simplement : des dépenses de fonctionnement que le président socialiste ne parvient pas à réduire, elles augmentent encore cette année de 0,28%. C’est faible certes, mais c’est vers une réduction nette qu’il faut aller. En revanche, les dépenses d’investissement sont elles, encore en baisse de 1,53% entre 2012 et 2013. Si l’on prend l’investissement de ces 4 dernières années, il a baissé de 18,8% : voilà tout le symbole du manque de dynamisme de la politique suivie par la majorité de gauche au Conseil régional.
A chacune de leurs interventions, Blandine LEFEBVRE, Catherine MORIN-DESAILLY, Hubert DEJEAN DE
-dans ce budget les contradictions des élus de gauche sont devenues flagrantes : ils n’ont eu de cesse de dénoncer le désengagement de l’Etat ces dernières années. Les chiffres ont toujours prouvé le contraire, notamment au niveau de la réforme fiscale liée à
-l’augmentation de la cotisation à l’ARF (Association des Régions de France) -qui est devenue, aujourd’hui que 21 régions sur les 22 que compte la métropole sont aux mains des socialistes, une annexe du Parti Socialiste- est ainsi passée de 30 603€ en 2004 à 130 000€ dans ce budget, soit une explosion de 265% !
-on peut alors s’interroger sur le travail mené par l’ARF : revenant sur la politique fiscale du gouvernement qui étouffe nos entreprises Catherine MORIN-DESAILLY s’est intéressée aux propositions de l’ARF dans le cadre du débat sur la nouvelle loi de décentralisation : elle propose 10 nouvelles taxes ! Dont 4 viendront directement augmenter le coût du travail puisqu’elles reposent sur la masse salariale ! Ce n’est à l’évidence pas de cette façon que se produira le « choc de compétitivité » évoquée par Louis Gallois et aussitôt moquée par le président de
-en matière culturelle il fallait une nouvelle fois dénoncer la non application de la loi de 2004 sur la décentralisation des enseignements artistiques. Les trop rares régions qui l’ont expérimenté ont toutes donné un retour positif sur les dispositifs mis en place, malgré le président de notre Région refuse de l’appliquer au détriment des jeunes hauts-normands et des structures d’enseignement artistique. Il prive donc notre Région de dotations étatiques en la matière : le comportement des présidents de Région est à ce point négatif que le gouvernement en a profité pour réduire de 25% la dotation devant permettre la mise en place de ces dispositifs. Un pan essentiel de la politique culturelle a donc été abandonné par la gauche.