(fil-fax 15/12/12)
Des salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen, ont fermé jeudi les vannes d’un stock de propane implanté sur le site et appartenant à Shell que l’intersyndicale rend responsable de l’arrêt des installations. Elle demande l’application de la loi, votée au printemps, autorisant les tribunaux de commerce à saisir des actifs d’une entreprise défaillante. Les syndicalistes estiment que cette loi peut s’appliquer à la compagnie anglo-néerlandaise qui fut propriétaire du site jusqu’en 2008.
Les syndicalistes reprochent à Shell de ne pas avoir accepté de prolonger suffisamment le contrat de travail à façon de six mois qui avait permis de redémarrer les installations le 15 juin dernier. La compagnie s’était dit prête à prolonger ce contrat mais seulement de trois semaines à compter du 15 décembre. La direction a jugé ce délai trop court pour permettre à un repreneur de prendre la suite sans interruption de la production à un moment où, de surcroît, les marges du raffinage sont orientées à la baisse.
Les syndicalistes comptent demander au gouvernement l’application de cette loi lors d’une réunion prévue mercredi à Matignon, au cours de laquelle doit être évoqué l’état des projets de reprise de la raffinerie. L’arrêt des installations qui sera effectif jusqu’avant les fêtes de fin d’année représente toutefois un handicap supplémentaire. La date ultime de dépôt des offres reste fixée au 5 février.