Réunis à l’appel de la CGT pour un barbecue devant la raffinerie de Petit-Couronne afin de peser sur les négociations qui ont lieu actuellement avec le patronat sur la flexibilité et la sécurisation de l’emploi, les salariés de la raffinerie de Petit-Couronne n’en ont pas pour autant oublié leur combat pour la sauvegarde du leur. Alors que, suite au refus de Shell de poursuivre le contrat de travail à façon et que les procédures d’arrêt des unités ont débuté conformément à la décision de la direction de la raffinerie, l’intersyndicale CGT/CFDT/CFE-CGC a décidé de lancer un ultimatum à la direction de Shell France. Nicolas Vincent, l’un des porte-parole de l’organisation a souligné que « La situation dans laquelle nous sommes est liée à l’irresponsabilité de Shell (…) Lors de notre prochaine réunion a Matignon (qui était prévue demain mais repoussée au 19 décembre) nous demanderons aux pouvoirs publics la mise en application de la loi dite Petroplus et ce à l’encontre des stocks Shell présents sur le site. Nous bloquons dès à présent ces stocks cela dans le but d’obtenir des garanties. Pour mener à bien ce blocage il nous faut une réalité juridique d’où la demande de mise en application de la loi dite Petroplus. Nous laissons 15 jours à Shell pour répondre à nos exigences et souhaitons une reprise des négociations avec nos anciens propriétaires autour du devenir social et environnemental de notre raffinerie et de ses salariés ». A l’unanimité des salariés présents, une grève a ainsi été décrétée, stoppant immédiatement l’approvisionnement en gaz de l’usine de remplissage Butagaz (propriété de Shell), produit dont la gestion est assurée par la raffinerie Pétroplus.