Vert Marine gère plusieurs piscines en Seine-Maritime. (Photo : Fotolia)
C’est la plus grosse société française de gestion d’équipements publics ! En Seine-Maritime, Vert Marine gère le centre aquatique E’CauxBulles de la région d’Yvetot, la piscine de Mont-Saint-Aignan, un centre sportif près de Dieppe, la piscine de Bihorel ou encore Les Bains des Docks, le centre aquatique de la Ville du Havre…
Les deux hommes d’affaires à la tête de la société basée à Mont-Saint-Aignan, près de Rouen, ont été mis en examen par un juge de Rouen révélait 76 actu, ce vendredi 21 décembre. La troisième personne mise en examen dans cette affaire est le responsable d’une société de conseils de l’Eure qui aurait permis à Vert Marine de bénéficier d’ « informations privilégiées » afin d’obtenir des marchés lors d’appels d’offres. Tous viennent d’être mis en examen pour « recel de favoritisme » et « entente illicite », après des investigations de plusieurs mois menées dans la plus grande discrétion par la section financière du Service régional de la police judiciaire de Rouen (SRPJ).
Des dizaines de milliers d’euros de cautions
Sollicitée par 76 actu la semaine dernière, la société – dont le président directeur-général Thierry Chaix, mis en cause, est par ailleurs président du Rouen hockey Elite 76 – évoquait « un emballement judiciaire ». Pour Me Jérôme Dereux, l’avocat rouennais de Thierry Chaix, « ce dossier fait fantasmer. La justice s’emballe, et la rumeur aussi… » (…)
« Aucun élu n’est mis en cause dans cette affaire sensible, à ma connaissance, nous sommes loin des dossiers des années 80 et des dérives du financement des partis politiques… », insistait-il, ce samedi.
L’avocat admet cependant que les trois mis en cause ont été placés sous contrôle judiciaire et doivent verser « de lourdes cautions, de l’ordre de plusieurs dizaines de milliers d’euros », s’ils veulent éviter la prison.
Plus d’infos à venir sur 76 actu
- Les réactions, sur 76 actu
« Une société leader dans son domaine d’activités s’expose toujours à ce genre de chose. Laissons la justice mener à bien son enquête de manière à ce qu’elle confirme alors l’innocence présumée des dirigeants mis en cause pour mieux se retourner ensuite vers l’auteur aigri et bien mal intentionné de ces dénonciations calomnieuses », minimise Philippe.
« Le conseil municipal de Mont-Saint-Aignan, lors de sa prochaine séance du 20 décembre, devrait décider de renouveler le contrat d’affermage pour huit années avec la société Vert Marine pour l’exploitation de la piscine de la Ville. Il est encore temps de se défaire de ces possibles indélicats… », écrit un autre internaute.
« Cela sent la dénonciation d’un concurrent pour torpiller Vert Marine, ce groupe est respectable et le meilleur du secteur. Les employés sont bien traités dans ce groupe, encore un ancien employé qui veut se venger de son ancienne entreprise ! Scandaleux ! À mon avis, c’est de la dénonciation calomnieuse, tout cela pour perturber les appels d’offres dont les contrats arrivent à terme pour Vert Marine… »