Exposition à Rouen : bienvenue dans le monde de Vervisch

Dominique Vervisch a repis deux toiles de Leonard de Vinvi : la Joconde et Sainte-Anne, en les personnifiant. (Photo Catherine Dente)

Dominique Vervisch a repris deux toiles de Leonard de Vinci : la Joconde et Sainte-Anne, en les personnifiant. (Photo Catherine Dente).


Différentes rencontres ont forgé l’esprit artistique de Dominique Vervisch et l’ont amené à peindre. Il se dit volontiers le peintre de la fin de monde. D’ailleurs il était invité au village de Bugarach, vendredi 21 décembre, le seul endroit au monde qui devait survivre à l’apocalypse. Seulement voilà, la fin du monde n’a pas eu lieu.

Pourtant, les œuvres de Vervisch ont bien quelque chose d’apocalyptique : ses paysages très travaillés et aux détails multiples sont tous recouverts d’une couche de neige. « Le réchauffement de la planète occasionne du froid par ailleurs ». Pas de présence humaine dans les rues. Elle est parfois rappelée par le biais d’affiches ou de tableaux, un peu comme des témoignages d’un temps lointain. Les seuls êtres vivants peuplant ces grands espaces sont des pingouins. Des pingouins par dizaines.

Nombreuses références

Son monde nous est familier. Il peint les grands monuments, les avenues new-yorkaises, dans lesquelles il imagine la troupe Royal Deluxe, ou encore, les rues et les monuments de Rouen. De nombreux clins d’œil sont présents lorsque l’on y regarde de plus près. L’univers de Tintin est ainsi fréquemment rappelé par le symbole du Cigare du pharaon ; la roue de bicyclette dans chaque recoin rappelle quant à elle Marcel Duchamp-Villon, ainsi que sa devise : « D’ailleurs c’est toujours les autres qui meurent ».

Avenir et passé

Dans ces scènes d’avenir, le passé ressurgit par endroit, comme cette statue de Flaubert munie d’un ballon de basket au pied du Kindarena. Les mondes se mélangent aussi , comme dans le futur Musée des Beaux-arts, où le métro croise les toiles exposées au musée actuel, le carillon du Gros Horloge et une montgolfière.

Le musée des Beaux arts du futur (extrait de toile)

Le musée des Beaux-arts du futur (extrait de toile).


Les montgolfières sont d’ailleurs présentes dans toutes les toiles de Vervisch : « Je les représente car j’en ai fait. On voit les choses de loin, on a une autre perception de la vie ».

Lumières de la nuit

De ses toiles peintes la nuit et représentant les paysages sous une pleine lune éclatante se dégage une forte lumière, une seconde vie. Pour découvrir le monde de cet artiste réservé, il suffit de pousser les portes de la galerie Rollin. L’artiste a-t-il d’autres projets ? « J’aimerais bien peindre la muraille de Chine, j’aimerais aussi aller au Japon, faire le Machu Picchu, au Pérou…»

  • Infos pratiques :
    Exposition jusqu’au 6 janvier, à la galerie Rollin, 31 rue Ecuyère, à Rouen.
    Du mardi au samedi, de 9h à 12h30 et de 14h à 19h.
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