Le microcrédit personnel est lancé en Seine-Maritime

Le président du Département de Seine-Maritime Didier Marie, avec les représentants des quatre organismes bancaires partenaires.

Le président du Département de Seine-Maritime Didier Marie, avec les représentants des quatre organismes bancaires partenaires.


Le département de Seine-Maritime  développe un nouveau dispositif d’accompagnement pour les Seinomarins : le microcrédit personnel. Le microcrédit social a d’ailleurs déjà été expérimenté depuis 2007, sur le territoire de l’UTAS du Pays du Havre-Pointe de Caux. Il s’adresse aux personnes qui traversent une phase difficile, qui construisent un projet et qui sont exclues du système bancaire.

Prêts jusqu’à 3 000 euros, au taux de 1,5%

« Le microcrédit personnel est un nouveau dispositif de prêt, à faible taux d’intérêt unique de 1,5% : c’est un coup de pouce, une aide pour tous ceux qui construisent un projet ou qui traversent une passe difficile », commente le président du Département Didier Marie.

Concrètement, ce dispositif s’adresse aux Seinomarins qui n’ont pas accès au système bancaire traditionnel. Ils pourront obtenir des prêts d’un montant allant de 300 à 3 000 euros, pour une durée de 6 à 36 mois maximum. Aucun frais de dossier ne sera comptabilisé. Pour en bénéficier, il est nécessaire de prendre rendez-vous avec un travailleur social du Département, qui vérifiera l’éligibilité de votre projet, votre budget et votre situation. Le travailleur social vous aidera ensuite à constituer un dossier qui sera transmis à l’une des quatre banques partenaires de ce dispositif (La Banque Postale, la Caisse d’Epargne de Normandie, le Crédit Agricole Normandie-Seine, le Crédit Mutuel de Normandie). Il restera ensuite à l’établissement bancaire à étudier le dossier et rendre sa décision.

Le microcrédit pour ne plus renoncer aux soins

Avec ce microcrédit, le Département espère également palier la carence de soins dont sont victimes certaines personnes.

« Une étude menée par le CREDES (Centre de Recherche d’Etude et de Documentation en Economie de la Santé) menée en 1996, portant sur la santé et la protection sociale en France, a révélé l’ampleur du phénomène de renoncement aux soins pour des motifs financiers. 25,1% des personnes interrogées ont déclaré avoir renoncé au moins une fois à des soins pour des raisons financières », rapporte le Département de Seine-Maritime.

  • Le microcrédit, dans quel cas ?

• Pour suivre une formation professionnelle. 
• Pour financer un permis de conduire, acheter ou réparer un véhicule.
• Pour s’acquitter de frais d’agence, d’un dépôt de garantie, de factures de travaux ou de déménagements dans le cadre du logement.  
• Pour l’acquisition d’équipements de première nécessité pour un logement.
• Pour régler des dépenses de santé indispensables, comme les soins dentaires, les lunettes.
• Pour faire face aux frais souvent imprévus d’un divorce.
• Pour couvrir des frais d’obsèques.

  • Ce qui n’entre pas dans le microcrédit

• Combler un découvert.
• Racheter des dettes.
• Rembourser par anticipation un crédit Pour créer une entreprise.

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