L’usine de fabrication d’engrais azotés a pris de nombreuses mesures de sécurité depuis 2001. Mais le site, fragilisé par la sous-traitance, n’a pas de plan de prévention des risques.
Edouard Lefevre’s insight:
Une déflagration puis le feu. L’incendie qui s’est déclaré dans la salle des machines de l’unité d’ammoniac de l’usine GPN, à Grand-Quevilly (Seine-Maritime) le 29 septembre 2011, a fait ressurgir avec brutalité le spectre d’AZF dans l’agglomération rouennaise. Non seulement parce que l’accident s’est produit presque dix ans jour pour jour après l’explosion de l’usine toulousaine, le 21 septembre 2001. Mais surtout parce que "Grande-Paroisse", de son ancien nom – celui qu’utilisent toujours les Rouennais – est la "grande sœur"de l’ancien site de la ville rose : même groupe, mêmes activités et donc mêmes risques.