Des problèmes de chauffage touchent les bâtiments municipaux, écoles, gymnases, bureaux. Les interventions du nouveau gestionnaire des installations se multiplient. Plusieurs pannes ont touché les bâtiments municipaux depuis la remise en route du chauffage. Insuffisant ou irrégulier dans les écoles Victor-Duruy, Jean-Macé, Pauline-Kergomard, Louis-Pergaud, dans les gymnases André-Ampère, Joliot-Curie ou à la piscine… au total, une dizaine de sites –sur 54– ont connu des perturbations.
L’école élémentaire Jean-Macé est la plus mal lotie, avec son plancher chauffant ne parvenant pas à apporter une température confortable dans les classes. "Sauf quand il y a du soleil, raconte la directrice, Sylvie Démarest. Les enfants gardent leur manteau, les collègues sont un peu à bout. Des techniciens interviennent tous les jours, mais ils ne trouvent pas. Dernièrement, ils ont changé une pompe. Ils font venir un ingénieur thermicien, on espère qu’ils vont trouver une solution."
"Nous nous efforçons d’être réactifs, assure Jean-François Ternois, directeur opérationnel de Cofely, le nouveau gestionnaire du chauffage municipal. Il y a des problèmes qu’on découvre et nous œuvrons à les résoudre au plus vite. Des opérations ont porté leurs fruits. Nous sommes toujours mobilisés sur ce groupe scolaire qui reste préoccupant."
Les explications sont diverses: des pannes de chaudières, des fuites sur le réseau, des pompes trop faibles… Plus globalement, dans le cadre du marché de performance énergétique engagé par la Ville, Cofely gère différemment le réseau. Par exemple, les conduits ont été désemboués (nettoyés), ce qui a créé – ou permis de repérer – des fuites qui ont dû être réparées en mairie et sous la place Jean-Prévost. "En parallèle de l’entretien, nous avons un programme de travaux de modernisation, pour rendre les installations plus fiables et plus économes, qui peut aussi apporter des perturbations, poursuit Jean-François Ternois. Cette année est un peu l’année de transition."
Les services techniques de la Ville et leur directeur, Joël Henry, suivent quotidiennement toutes les interventions. "L’ancien gestionnaire du
chauffage connaissait les faiblesses du réseau et faisait avec, analyse Joël Henry. Le nouveau concessionnaire cherche à l’améliorer, c’est plus complexe." Depuis janvier, les pannes sont moins nombreuses. Les services techniques restent vigilants pour que tous les usagers retrouvent partout un minimum de confort.