L’accusé, qui comparaissait devant la cour d’assises de l’Orne, a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté de 20 ans.
L’avocat général avait requis, au terme de son réquisitoire, une peine de 27 à 28 ans de réclusion.
Tout au long des débats, l’accusé, Anthony Dubromel, 43 ans, a déclaré à maintes reprises "ne pas comprendre ce qui s’est passé" cette nuit-là. A l’annonce du verdict, il a fondu en larmes. "Il n’ y a que ça pour un salaud comme moi", a-t-il murmuré. " Je ne peux demander pardon pour l’impardonnable".
"Je suis un montre d’avoir fait ça"
Interrogé sur les faits, l’accusé a mis en avant, pour sa défense, "des soucis liés à son travail et financiers" . "La seule chose que je sais, c’est que je suis un montre d’avoir fait ça".
L’avocat général, David Pamart, a résumé en quelques phrases le calvaire qu’avait vécu la petite fille. "Vous dites que vous ne vouliez pas la tuer, mais que vouliez-vous en lui tapant la tête contre la baignoire. Que vouliez-vous en la projetant au sol comme un pantin, la tête claquant sur le carrelage. Que vouliez-vous en vous déchaînant sur elle à coups de pieds".
L’avocat de la mère de l’enfant, Me Jean-Marie Depied, n’a pas caché sa satisfaction quant à la peine prononcée : "Il voulait le maximum, il a eu le maximum" .[