Ces élections seront un test pour l’exécutif à mi-mandat.L’UMP espère emporter la mise dans les villes moyennes. Le Front national est en embuscade.
Edouard Lefevre’s insight:
A l’UMP, les plus grands espoirs de bascule se concentrent sur les villes de 30.000 à 100.000 habitants. Malgré la succession – toujours à risque – du socialiste Bertrand Delanoë, la droite reste très prudente sur ses chances réelles de reconquérir la capitale. De son côté, le PS « cible » Marseille, mais sans trop s’avancer vu le nombre d’incertitudes qui entourent le scrutin dans cette ville. Sur le papier, Bordeaux serait prenable par la gauche, sauf que le PS y nourrit peu d’espérance vu le bilan et la popularité du maire Alain Juppé.
L’UMP évoque des chances – très minces – de reconquête à Strasbourg ou Toulouse, quand les socialistes s’affichent confiants dans ces villes. Il n’en est pas de même pour Reims et Metz (gagné en 2008 grâce à des triangulaires) ainsi qu’Angers, où le maire sortant, contesté par son propre camp, pourrait devoir subir l’assaut du président UMP du conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu. Le sort d’Amiens est incertain et l’UDI de Jean-Louis Borloo espère remporter Rouen. En revanche, la droite surveille, inquiète, Avignon, Nancy et Aix-en-Provence.