
Le robot Curiosity n’était toujours en état de fonctionner correctement ce lundi matin. Lancé au mois d’août dernier, ce robot bourré de technologies connait sa première grosse avarie. Une panne informatique a obligé les ingénieurs a interrompre les expériences scientifiques.
Il est toujours en veille en attendant de retrouver toutes se facultés. Curiosity, le robot d’exploration de Mars, était toujours en proie à des difficultés informatiques lundi matin. Celles-ci pourraient avoir été provoquées par les radiations cosmiques. Les expériences ont été interrompues en raison d’une panne mais le robot n’a pas coupé le contact avec la Terre. Il fonctionne en mode » sans échec « , c’est à dire mis en veilleuse depuis le 27 février le temps de régler ce qui semble être un dysfonctionnement de sa mémoire flash, indique la Nasa qui espère que ces ingénieurs pourront résoudre l’avarie dans les prochains jours.
Celui-ci dispose de serveurs de secours sur lesquels pourraient être transférées les données collectées par le robot avant de « restaurer le système », a résumé ainsi Richard Cook, chef de projet Mars Science Laboratory à la Nasa.
Après un voyage de huit mois dans l’espace, le robot Curiosity s’est posé en août dernier sur la planète mars et explore depuis la surface de la planète rouge et notamment le cratère Gale. Durant sa mission d’exploration prévue pour durer deux années terrestres – une année martienne – ce robot, alimenté par un générateur nucléaire, va tenter de découvrir si l’environnement martien a pu être propice dans le passé au développement de la vie microbienne.
Le plus gros et le plus grand des robots jamais envoyés sur Mars
Curiosity, d’un poids de 900 kg, est de loin le plus lourd et le plus grand des robots déployés jusqu’à présent pour explorer Mars et aussi le plus sophistiqué avec dix instruments scientifiques. Doté de six roues, il possède aussi un mât avec des caméras à haute définition et un laser pour étudier des cibles jusqu’à une distance de sept mètres. D’autres instruments scrutent l’environnement pour y détecter surtout des molécules de méthane, un gaz souvent lié à la présence de la vie sur la Terre déjà détecté sur Mars à certaines saisons par un orbiteur martien américain. Le robot a récupéré le 20 février le premier échantillon provenant de l’intérieur d’une roche sédimentaire que sa foreuse avait percée dix jours avant, une première planétaire en dehors de la Terre.
L’échantillon a ensuite été transféré, a indiqué le JPL, dans un instrument appelé « In-Situ Martian Rock Analysis », ou CHIMRA, qui doit secouer les grains de roches au-dessus d’une sorte de tamis pour récupérer ceux mesurant 150 microns (un micron équivaut à O,OO1 millimètre).
De petites portions devaient ensuite être acheminées dans le laboratoire de chimie et de minéralogie (Chemistry and Mineralogy, ou CheMin) à bord de Curiosity.
source : http://lci.tf1.fr
